France/Suisse/Etats-Unis

Sarkozy s’enquiert auprès de son homologue suisse du sort de Polanski

Chalet de Roman Polanski à Gstaad, en Suisse.
Chalet de Roman Polanski à Gstaad, en Suisse. AFP/Fabrice Coffrini

Voilà que l'actrice britannique Charlotte Lewis accuse le cinéaste franco-polonais de l'avoir « abusée sexuellement » au début des années 80, alors qu'elle était âgée de 16 ans. Un peu plus tard, elle était à l'affiche du film Pirates. Ce nouveau rebondissement survient alors que le président français Nicolas Sarkozy s'est enquis la veille, par téléphone, avec son homologue suisse du sort de Roman Polanski en résidence surveillée à Gstaad et de la question de son extradition.

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Avec notre correspondant à Genève, Laurent Mossu

La démarche effectuée par le président Sarkozy auprès de son homologue helvétique Doris Leuthard est survenue quelques heures seulement avant que de nouvelles accusations soient lancées contre Roman Polanski.

Au téléphone, le chef de l’Etat français s’était enquis de l’avancement du dossier d’extradition. Selon un communiqué officiel du gouvernement suisse il a été informé de la procédure en cours.

A Berne, on ne dit rien de plus et surtout pas si Nicolas Sarkozy a cherché à influencer les autorités helvétiques. On s’en tient à faire état de la conversation.

Cette réserve n’interdit pas les commentaires. La presse et les milieux proches du ministère de la Justice s’en donnent à cœur joie. Ils soulignent que l’appel du président français est bien mal tombé et que les effets de son intervention ont été balayés par la nouvelle mise en cause du cinéaste.

Berne attend de nouveaux documents réclamés aux Etats-Unis pour se prononcer sur la demande américaine. La Suisse s’en tiendra à l’accord juridique passé avec Washington et ne portera aucun jugement sur le fond.
 

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