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Burundi

Au Burundi, opposition et observateurs en désaccord sur la régularité des élections

Dûe à la participation massive des Burundais aux élections du 24 mai 2010, des files d'attente se sont formées devant les bureaux de vote.
Dûe à la participation massive des Burundais aux élections du 24 mai 2010, des files d'attente se sont formées devant les bureaux de vote. AFP/Esdras Ndikumana
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Burundi, les élections communales du 24 mai 2010 se sont déroulées dans le calme et la sérénité pour la Coalition de la société civile pour le monitoring des élections, la COSOME, qui a rendu son rapport ce mercredi 26 mai. Les observateurs ont estimé que le scrutin avaient été régulier et qu’aucune fraude n’avait été constatée. Mais mardi 25 mai, huit partis d'opposition ont dénoncé des fraudes massives, et demandé l'annulation du scrutin. Le chef du parti FNL, Agathon Rwasa a même menacé de boycotter la présidentielle du 28 juin 2010.

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L'opposition burundaise apparaît pour l'instant isolée dans ses critiques. Le rapport préliminaire de la COSOME a conclu à des élections calmes et sereines. L'organisation avait déployé 5 000 observateurs le jour du vote. Aucune fraude massive constatée, même si certaines irrégularités ont été notées comme l'ouverture tardive de certains bureaux ou encore quelques tentatives pour influencer les électeurs.

De son côté, l'opposition a accusé le parti au pouvoir d'avoir provoqué une coupure générale de courant afin de bourrer les urnes. Une coupure constatée seulement dans certains sites par la COSOME. De toutes façons, « représentants politiques et observateurs étaient sur place avec des lampes torches », a ajouté le président de la coalition de la société civile, Jean-Marie Kavumbagu.

Même analyse pour l'Eglise catholique burundaise, ainsi que la Commission électorale indépendante, pour qui le vote s'est bien passé, mises à part là aussi, quelques irrégularités isolées. La Commission électorale nationale indépendante a demandé à l'opposition d'apporter des preuves à ses accusations. « Ces partis peuvent décider de porter plainte », a déclaré le porte-parole de la Commission électorale, « sinon ils devront accepter le verdict populaire ».

On attend désormais le rapport de la mission d'observation de l'Union européenne, présenté jeudi 26 mai. Mais déjà lundi 24 mai, l'UE avait estimé que tout se passait généralement bien durant le vote.

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