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Israël / OCDE

Israël dorénavant membre de l’OCDE

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (g) avec le secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria (c) et le Premier ministre italien  Silvio Berlusconi lors d'une conférence de presse au siège de l'organisation à Paris, le 27 mai 2010.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (g) avec le secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria (c) et le Premier ministre italien Silvio Berlusconi lors d'une conférence de presse au siège de l'organisation à Paris, le 27 mai 2010. REUTERS/Gonzalo Fuentes
Texte par : Patricia Lecompte
3 mn

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu est en visite, ce jeudi 27 mai 2010, à Paris pour assister à la cérémonie officielle de l’adhésion de son pays à l’Organisation de Coopération et de développement économiques. Son entrée à l’OCDE, le club des économies les plus développées, est l’aboutissement de seize années d’efforts qui lui donne aujourd’hui le statut d’économie développée.

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Pour les Israéliens c’est un « succès historique ». La décision de faire entrer Israël au sein de l’OCDE a été prise à l’unanimité le 10 mai 2010. L’institution a déclaré que son choix était le signe d’une reconnaissance à l’égard des efforts entrepris par le pays pour réformer son économie. Durant les années 80, Israël accusait une inflation à trois chiffres, et à maintes reprises s’est vu obligé de dévaluer sa monnaie. Au milieu des années 90 il redresse la barre pour arriver aujourd’hui à se hisser parmi les 31 membres de l’OCDE.

Pour Benjamin Netanyahu, l’acceptation de son pays à l’OCDE ouvre de nouvelles sources de capital pour Israël, qui passe du statut d’économie émergente au statut d’économie développée. En 2009, le PIB israélien par habitant est évalué à 28 400 dollars par personne, le classant au 22e rang des 31 pays membres de l’OCDE. Il se situe derrière l’Italie, mais devant le Mexique, le Portugal ou encore la Corée du Sud. Le prochain objectif d’Israël est de faire partie du « top 15 » d’ici les dix prochaines années.

Il faut dire que les chiffres sont encourageants. Selon la Banque centrale Israélienne, le PIB a augmenté en 2009 de 0,7%, le situant largement au dessus de la moyenne de l’OCDE qui affiche une récession de 3,3%. Par ailleurs, l’OCDE prévoit pour Israël une croissance proche des 4% pour 2010. Selon le gouverneur de la Banque Stanley Fisher, Israël a su se protéger de la crise financière mondiale grâce à « son système bancaire conservateur et étroitement contrôlé».

Les progrès qu’Israël a su mener ne doivent pas cacher pour autant ses difficultés. Selon les normes de l’OCDE, 20% de la population vit encore en dessous du seuil de pauvreté et le chômage y est très élevé. 40% des Israéliens en âge de travailler sont sans emploi, alors qu’ils sont 33% dans les pays de l’OCDE. L’adhésion au club des économies les plus développées offre à Israël l’opportunité de développer son savoir faire dans les domaines scientifiques et technologiques.

Après avoir appris la nouvelle de l’adhésion d’Israël à l’OCDE, les Palestiniens ont vivement protesté. Le ministre palestinien des affaires étrangères Riyad al-Malki a déclaré qu’il regrettait l’adhésion à l’OCDE d’« un Etat occupant violant quotidiennement les droits de l’Homme et le droit international ».

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