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Espagne

Après l'adoption du plan d’austérité en Espagne, Zapatero attendu au tournant

Un homme, un sifflet à la bouche, participant à la manifestation contre la baisse des salaires, devant le ministère de l'Economie, à Madrid, le 20 mai 2010.
Un homme, un sifflet à la bouche, participant à la manifestation contre la baisse des salaires, devant le ministère de l'Economie, à Madrid, le 20 mai 2010. REUTERS/Andrea Comas
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le Parlement espagnol a adopté, à une voix près, le 27 mai 2010 le plan d’austérité présenté par le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, le Premier ministre. Un plan destiné à réduire le déficit public du pays. La baisse des salaires des fonctionnaires et le gel des retraites, sont quelques-unes des mesures prônées par ce plan. Mais un plan qui met aussi le gouvernement dans une position délicate.

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Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

Les réactions sont bien entendu vives. Il faut rappeler qu’il s’agit des mesures les plus draconiennes de toute l’histoire de la démocratie espagnole. Au Parti populaire, le grand rival de droite, on se réjouit bien sûr. « Zapatero est fini. Il est mort politiquement ». « Le vote est passé, cette fois in extremis, mais il va chuter d’ici peu », dit un dirigeant du parti.

Pour les nationalistes catalans, Zapatero est en fin de course. Il ne peut pas avoir ignoré et minimisé la crise jusqu’à aujourd’hui et désormais être le bras armé du FMI. Quant aux syndicats, ils sont furieux. Ils refusent cette pilule amère surtout que Zapatero s’apprête à réformer le marché du travail en abaissant les indemnités de licenciement.

On annonce une grève des fonctionnaires pour le 8 juin et Toxo et Mendez, les deux leaders des deux grandes centrales, ont averti : « Si le gouvernement ne corrige pas le tir, il devra souffrir une grève générale ».

Dans la presse, même le journal El Pais, d’ordinaire sympathisant avec le Parti socialiste, reconnaît que Zapatero est en danger. « Sa faiblesse est extrême », dit un éditorial.

Tous les autres partis l’ont lâché ainsi qu'une bonne partie de l’opinion publique.

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