Sommet Afrique-France

L'Afrique réclame toute sa place dans la gouvernance mondiale

Photo de famille du 25e sommet Afrique - France qui se tient à Nice les 30 mai et 1er juin 2010 en présence du président français Nicolas Sarkozy (c).
Photo de famille du 25e sommet Afrique - France qui se tient à Nice les 30 mai et 1er juin 2010 en présence du président français Nicolas Sarkozy (c). REUTERS/Valery Hache

Les 38 chefs d'Etat et de gouvernement africains présents au sommet Afrique-France de Nice ont demandé une meilleure représentation du continent dans les organisations internationales, et notamment au Conseil de sécurité des Nations unies. Aucun pays africain n'en fait partie, et Nicolas Sarkozy a reconnu que ce n'était pas normal. L'Afrique représente 27 % des Etats membres des Nations unies mais elle ne dispose que de trois sièges de membres non permanents au Conseil de sécurité.

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Avec notre envoyé spécial à Nice, Jean-Karim Fall

Il est absolument anormal que l'Afrique ne compte aucun membre permanent du Conseil de sécurité.

Nicolas Sarkozy, président de la République française

« Le Conseil de sécurité doit être réformé. Il est absolument anormal que l’Afrique ne dispose d’aucun siège permanent au Conseil de sécurité », a martelé Nicolas Sarkozy, cet après-midi, qui s’est toutefois bien gardé de rentrer dans le détail du nombre de sièges qui pourraient revenir au continent africain en cas de réforme de cette instance des Nations unies.

Le débat sur la place de l’Afrique au sein de la gouvernance mondiale s’est déroulé à huis clos sous la double présidence de Nicolas Sarkozy et du président camerounais Paul Biya. C’est un sujet sensible sur lequel les pays africains affichent pour l’instant une belle unanimité. Ils veulent deux sièges permanents avec droit de veto.

Selon une source française, le débat au niveau des chefs d’Etat cet après-midi a été beaucoup plus serein que la veille lors du Conseil des ministres. Certains participants auraient avancé l’idée d’une évaluation de la position africaine sur cette question de l’élargissement du Conseil, évaluation qui pourrait être faite lors du prochain sommet de l’Union africaine, à Kampala, fin juillet.

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Beaucoup de pays occidentaux, dont la France, estiment que l’exigence africaine de deux sièges permanents est irréaliste. La diplomatie française plaide pour une démarche prudente et progressive qui pourrait commencer par un seul siège permanent.

La position de l’Union africaine qui a été entérinée il y a quelques mois lors d’une réunion au Malawi pourrait cependant être assouplie. Le président sénégalais a, par exemple, affirmé cet après-midi sur RFI, que la position de son pays, le Sénégal, c’est au moins un siège permanent au Conseil de sécurité. Un siège qui reviendrait à la présidence tournante de l’Union africaine.

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