Accident à la Volvo Ocean Race: le multicoque "ne devait pas être sur cette zone"

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Lorient (AFP)

Le multicoque impliqué dans une collision le 16 juin en marge du départ de Lorient d'une étape de la Volvo Ocean Race "ne devait pas être sur cette zone", a assuré mardi à l'AFP le parquet de Lorient, confirmant que la femme blessée a été amputée d'une jambe.

"La seule certitude que l'on ait pour le moment c'est que le Spindrift (le multicoque de l'écurie Spindrift Racing, ndlr) ne devait pas être sur cette zone", a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Lorient Alexis Bouroz, une semaine après cet accident rarissime.

"Il y a incontestablement une part de responsabilité du Spindrift", a-t-il insisté. "Maintenant, est-ce que cette responsabilité est exclusive? Est-ce qu'elle est partagée?" s'est-il interrogé, assurant qu'il était encore "beaucoup trop tôt" pour répondre à ces questions.

Le 16 juin, vers 16H15, Spindrift 2, un maxi-trimaran de 40 m, a percuté violemment une embarcation pneumatique de l'organisation de course à bord de laquelle se trouvaient quatre personnes qui assistaient au départ (à 17H00) de la 9e et dernière étape Lorient - Göteborg (Suède) de la Volvo Ocean Race.

Deux personnes ont été projetées à la mer et une femme a été grièvement blessée aux jambes par l'un des safrans de Spindrift 2. Prise en charge par les équipages des vedettes semi-rigides de la SNSM, elle a été évacuée par hélicoptère vers un hôpital de Lorient.

"La femme blessée dans l'accident a été amputée d'une jambe", a précisé M. Bouroz, assurant que son autre jambe avait été également "sérieusement abimée". "Apparemment, son pronostic vital n'est plus engagé", a-t-il cependant indiqué.

Une enquête, menée par la gendarmerie maritime de Lorient, est en cours afin de déterminer les circonstances exactes du drame.

"Les auditions sont en cours, ainsi que l'exploitation des GPS et des positionnements", a assuré M. Bouroz, précisant que la perception des enquêteurs avait évolué au fil des témoignages. "On a eu une perception qui a évolué parce qu'au départ on avait des photos qui semblaient aller dans un sens, puis on a récupéré des films et des témoignages qui nous ont fait voir les choses un peu différemment", a-t-il indiqué.