Basket: les Bleus à New York, des étoiles dans les yeux

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L'équipe de France espère boucler sa mini-tournée en Amérique du nord sur une bonne note lors d'un match de gala qui s'annonce très compliqué face aux Etats-Unis, dimanche à New York (17h00 GMT) dans la mythique salle du Madison Square Garden, temple du basket.

Secoués par deux défaites inquiétantes au Canada, jeudi (69-58) et vendredi (85-63), les Bleus se doivent d'être à la hauteur dans le fameux "Garden".

Malgré la tournure inattendue des évènements à Toronto et la menace d'une nouvelle défaite, les tricolores ont des étoiles dans les yeux à l'idée de ce rendez-vous prestigieux qui sera un test sportif grandeur nature.

Les Américains sont en effet les favoris du Mondial en Turquie, où ils ne seront pas dans la poule des Bleus, contrairement au Canada.

"Ce match représente quelque chose d'énorme, c'est une grande date pour le basket français, note l'ailier Nicolas Batum. Porter le maillot national dans cette salle, ça va avoir une autre saveur que d'y venir avec Portland."

"Quand tu y rentres pour la première fois, raconte-t-il, que tu vois la grande rotonde au dessus du parquet, les 20.000 places, les photos et les tableaux dans les coulisses, tu sens qu'il s'est passé des trucs là-dedans. Tu sens une histoire. C'est Michael Jordan, les grands combats de boxe..."

Pour le capitaine Boris Diaw, qui fréquente la salle new-yorkaise avec les Charlotte Bobcats, "ce match va être particulier pour tout ce qu'il représente, la Dream team, le rêve, etc... Ce n'est pas souvent qu'on a la chance d'affronter les USA, qui plus est dans cette salle, ça va être quelque chose de spécial. Il y a une espèce de mythologie autour."

La France n'a plus rencontré les Etats-Unis depuis la finale perdue des JO de Sydney (85-75), il y a dix ans, qui promettait des lendemains qui chantent.

"J'avais 11 ans, c'est un grand souvenir. Ils nous avaient fait rêver, se remémore Batum. Une finale aux JO, ce n'est pas tous les jours que ça arrive."

"Je l'avais vue en direct, j'étais à l'Insep, se souvient Diaw. C'était énorme d'arriver en finale et de les pousser jusqu'aux dernières minutes."

Mais rien, ou si peu (une médaille de bronze à l'Euro-2005), n'est venu confirmer l'embellie olympique.

Et c'est surtout la NBA, plus que la sélection nationale, qui touche les dividendes de la formation à la française (les tricolores y sont le plus fort contingent étranger). Cet été encore, des stars NBA ont fait l'impasse sur le maillot bleu (Tony Parker, Ronny Turiaf, Joakim Noah, Mickaël Piétrus...).

"On va essayer de prendre une petite revanche sur Sydney, même si on sait que ce ne sera pas facile, assure Mickaël Gelabale. Les Etats-Unis sont à domicile, nous n'avons pas beaucoup de chances de gagner ce match mais on va au moins essayer de les tenir. Ils vont être dur à battre mais on va faire de notre mieux pour ne pas prendre une raclée. On peut jouer la surprise."

Même si aucun des médaillés d'or de Pékin n'est de l'aventure du Mondial côté USA, même s'il ne s'agira que de leur premier match de préparation et même si leurs pivots - les "seven footer" (+ de 2,13 m) Tyson Chandler et JaVale McGee - ont beaucoup à prouver, les noms de Kevin Durant (Oklahoma City), meilleur marqueur de NBA, Derrick Rose (Chicago), Rajon Rondo (Boston) ou Lamar Odom (Lakers), suffisent à comprendre qu'il y aura une équipe solide en face.