Basket Mondial-2010: la France en huitièmes après trois matches

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La France, portée par un grand Nicolas Batum, a forcé les portes des huitièmes de finale du Mondial de basket dès son troisième match de poule en battant le Canada (68-63) mardi à Izmir.

Avec trois succès en trois matches, les Bleus sont assurés de finir dans les quatre premiers de leur groupe D et de participer à la phase finale à Istanbul.

Il est maintenant tout dans leur intérêt de continuer sur leur lancée lors des deux derniers matches, mercredi face à la Lituanie et jeudi devant la Nouvelle-Zélande, pour finir à la meilleure place possible et éviter ainsi de rencontrer l'un des gros bras du groupe C en huitièmes de finale.

Après le succès sur le Liban, ils ont apporté mardi, face à une équipe qui les avait battus à deux reprises en préparation, une nouvelle confirmation que leur victoire initiale sur l'Espagne n'était pas seulement dû à un retard à l'allumage du champion du monde mais que ce groupe avait des ressources, même privé de Parker, Noah, Beaubois, Turiaf ou Diot.

Mais la France, sans Florent Pietrus ménagé en raison d'une douleur à l'adducteur droit, n'a pu s'épargner une petite frayeur dans un match d'une grande pauvreté offensive où elle ne s'en serait probablement pas tirée d'affaire sans un Batum brillant.

Auteur de 24 points et 7 rebonds, l'ailier des Portland Trailblazers a porté sur ses frêles épaules les Bleus qui ont été menés presque tout le temps et qui ont sérieusement commencé à tanguer lorsque le Canada a pris six points d'avance à huit minutes de la fin (46-52, 32e).

Trop d'approximations dans la circulation de balle, de ballons perdus et de lancers francs gâchés avaient empêché la France de se mettre à l'abri face à un Canada pourtant loin d'être transcendant.

C'est alors que Batum a surgi pour permettre aux Bleus de revenir dans le match avec un Diaw très précieux (8 points, 6 rebonds, 5 passes) et un Traoré renaissant pour préserver l'essentiel, aux lancers francs, face à une équipe qui ne leur convient manifestement pas.

Et montrer une belle maîtrise dans la gestion d'une fin de match au couteau, où les rebonds offensifs des Canadiens ont failli leur coûter très cher, ce qui pourra toujours servir, le moment venu.