Fédération de football: Duchaussoy exclut de démissionner

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Le président par intérim de la Fédération française de football Fernand Duchaussoy, affaibli par la démission vendredi du directeur général Jacques Lambert, a écarté mercredi l'hypothèse de sa démission, se disant "combatif" et décidé à faire aboutir la réforme.

Interrogé sur RTL à propos d'une éventuelle démission, M. Duchaussoy a répondu: "Il n'en est pas question". "Je n'ai jamais pensé à jeter l'éponge", a-t-il ajouté.

La démission vendredi de M. Lambert, qui a dénoncé des manoeuvres à son encontre orchestrées selon lui par André Prévosto, directeur général adjoint de la FFF en charge du football amateur, a replongé la Fédération dans la crise.

Elle avait aussi fait naître l'hypothèse d'un départ de M. Duchaussoy alors qu'une Assemblée générale doit voter le 18 décembre la réforme de la gouvernance née des Etats généraux et élire un nouveau président.

"Je présenterai ce projet de loi le 18 décembre, a affirmé le président de la FFF. J'espère que (la réforme) va aboutir. C'est mon moteur, le football professionnel compte dessus, et le football amateur aussi, pour l'essentiel, compte dessus."

"J'espère être le fédérateur des deux familles et aussi de ce qu'on appelle les acteurs du football, qui comptent beaucoup sur une modernisation. Ce qui me motive c'est de faire aboutir ce à quoi je crois", a-t-il encore déclaré.

Au sujet du différend entre MM. Lambert et Prévosto, Fernand Duchaussoy a expliqué que "si il y a eu fautes, elles seront sanctionnées dans le cadre de la loi".

Le Conseil fédéral du 17 décembre doit désigner le candidat qui se présentera devant l'Assemblée fédérale. M. Duchaussoy, soutenu par une majorité du monde amateur mais confronté à l'opposition d'une partie du Conseil fédéral, pourrait être concurrencé par Noël Le Graët, vice-président de la FFF, avec lequel il a affirmé n'avoir "aucun problème personnel".

Il a laissé entendre qu'il pourrait être candidat à sa succession le 18 décembre, précisant qu'après cette date, son "destin ne (lui) appartiendrait pas. Ce sont le Conseil fédéral et l'Assemblée fédérale qui décideront".

"Combatif, oui. J'ai beaucoup de monde derrière moi, il ne faut pas s'imaginer que je suis esseulé. On dit toujours que le président est seul. Oui, il est seul souvent mais beaucoup de gens croient en cette réforme que je porte", a ajouté M. Duchaussoy.