Accéder au contenu principal

JO-2018: Beigbeder va devoir convaincre pour porter la candidature d'Annecy

3 mn
Publicité

Charles Beigbeder devrait prendre lundi la présidence du Groupement d'intéret public (GIP), porteur de la candidature d'Annecy à l'organisation des JO d'hiver 2018, alors que deux des cinq partenaires du dossier sont réservés voire réfractaires à sa nomination.

A 15h30 lundi, au siège du conseil général de Haute-Savoie, l'homme d'affaires de 46 ans, frère de l'écrivain Frédéric, passe un oral semé d'embuches.

Lui, qui avoue ne s'intéresser au dossier que depuis "une bonne semaine", doit dissiper les réticences d'élus qui le maîtrisent à la perfection et les convaincre d'une stratégie gagnante qu'ils n'ont pas trouvée depuis deux ans.

Si l'unanimité n'est pas requise techniquement pour valider le nom du futur patron, elle l'est en revanche symboliquement afin que la candidature, en crise depuis de longs mois, retrouve une certaine sérénité durant les six mois qui la séparent du verdict des membres du CIO, le 6 juillet prochain à Durban.

L'Etat, représenté par la conseillère du président Sarkozy, Sophie Dion et la ministre des sports Chantal Jouanno, le département et son président Christian Monteil poussent à fond pour la solution Beigbeder.

Denis Masseglia, président du Comité national olympique (CNOSF) et à ce titre représentant d'un mouvement sportif qui se sent lésé par ce choix, annonce qu'il "exigera des garanties quant à la stratégie et au projet". Quant à Jean-Jack Queyranne, président de Rhône-Alpes et donc premier bailleur de fonds du dossier, il a, dans un communiqué cinglant, fustigé vendredi le passage en force de Beigbeder estimant qu'aucun "Magic Man ne (pouvait) changer une citrouille en carrosse" et prédisant une forte opposition, lundi.

La position de Jean-Luc Rigaut, cinquième membre du conseil de surveillance en tant que maire d'Annecy et silencieux depuis le début, sera déterminante.

Dans un souci d'apaisement et afin de respecter les attentes d'un CIO qui voit toujours d'un mauvais oeil l'intrusion des "étrangers", politiques ou hommes d'affaires, dans la cuisine olympique, Chantal Jouanno a rappelé qu'une présidence Beigbeder n'était concevable qu'en "binôme avec un acteur du mouvement sportif". Ce dernier pourrait être Guy Drut, membre français du CIO, qui a déjà promis à l'élu annoncé "toute (son) expérience et (sa) volonté.

Derrière cet attelage, la direction opérationnelle de la candidature devrait être assurée par un ancien préfet, Pierre Mirabaud.

S'il les inquiète par son inexpérience, sa méconnaissance du dossier et du milieu olympique, Beigbeder devrait en revanche convaincre ses détracteurs par son enthousiasme qui frôle parfois l'inconscience.

Personne n'avait osé annoncer depuis bien longtemps vouloir "faire gagner" le dossier annecien. Ni qu'il était le "meilleur" des projets. A ceux qui n'avaient pour ambition que d'éviter le ridicule, lors du vote qui aura lieu le 6 juillet prochain contre Munich et Pyeongchang, Beigbeder veut prouver que la foi peut soulever l'Olympe.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.