Ligue 1: Bastia accuse la police d'avoir provoqué des incidents après le match

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Le président du Sporting Club de Bastia, Pierre-Marie Geronimi, a accusé samedi soir la police d'avoir provoqué des incidents à l'issue du match remporté (4-0) par le Paris Saint-Germain au stade Furiani et mis en cause les responsables de la sécurité publique.

"Ce qu'il s'est passé ce soir est inacceptable. On aurait voulu saboter le match et l'après-match que l'on aurait pas fait autrement. Ce n'est rien d'autre que de la provocation", a déclaré M. Geronomi lors d'un conférence de presse.

Il a notamment accusé les CRS déployés autour du stade d'avoir procédé à "des tirs tendus à hauteur d'homme, sur des enfants" qui quittaient le stade à l'issue du match qui s'est déroulé sans incident.

"A la fin du match, plusieurs centaines d'hommes casqués et armés ont fait face à nos supporters, des jeunes, des familles (...) venus tranquillement au stade. Certains ont subi des tirs tendus de flash-ball (...) et nous ne l'accepterons plus", a-t-il ajouté.

Pour M. Geronimi, alors qu'il n'y avait qu'une douzaine de supporters du PSG, "il n'y avait aucun risque de trouble à l'ordre public": "Ceux qui ont géré l'après-match ont fait le contraire de ce qu'il fallait faire et ont fait preuve d'inconséquence", a-t-il regretté.

Quelques échauffourées se sont produites entre les CRS qui barraient les accès au stade Armand Cesari après le match provoquant quelques blessés légers, a constaté un journaliste de l'AFP.

Aucun bilan n'a été rendu public dans la soirée.

Un responsable policier présent au stade, le commissaire Antoine Boutonnet, chef de la Division nationale de lutte contre le hooliganisme, a estimé que "la présence des forces de police n'est en aucun cas provocatrice".

"Il n'est pas admissible que certains supporters puissent lancer de projectiles en direction de la police", a ajouté M. Boutonnet après avoir été apostrophé par M. Geronimi.

Le président du SCB a ajouté que le club "ne participerait plus aux réunions préparatoires de sécurité en préfecture parce que l'on ne nous écoute pas" et se réservait le droit d'intenter une action en justice contres les responsables de la sécurité.