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Ligue des champions: Paris, plus fort que la peur ?

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Paris (AFP)

En difficulté dans le jeu et en manque de confiance, le Paris SG d'Unai Emery est sous pression avant de débuter la Ligue des champions, mardi face à Arsenal (20h45), et devra éloigner le spectre de la crise, si tôt dans la saison.

C'est la première fois, depuis qu'il est passé sous pavillon qatari à l'été 2011, que le PSG aborde la compétition reine avec autant de doutes accrochés à ses crampons. Et pour Emery, son nouvel entraîneur recruté pour précisément franchir un palier sur la scène continentale après quatre échecs consécutifs en quarts de finale, la tension est déjà très forte.

Car, le contexte actuel ne prête pas à l'optimisme chez des Parisiens, en difficulté depuis deux semaines en championnat, après une défaite franche à Monaco (3-1) et un nul concédé dans les derniers instants vendredi au Parc des Princes face à Saint-Etienne (1-1).

Dans les deux cas, le résultat est venu sanctionner un contenu assez famélique en terme d'animation de jeu et d'occasions, preuve que les joueurs, nouveaux comme anciens, peinent à assimiler la méthode d'Emery.

L'immédiate conséquence est que Paris ne possède plus vraiment de marge sur ses principaux concurrents de la Ligue 1. Et recevoir Arsenal, son rival numéro un dans le groupe A, n'est pas vraiment un cadeau, même si une victoire aux dépens d'un tel adversaire viendrait à point nommé redonner quelques certitudes à un groupe qui en a besoin.

- Quelle équipe alignée ? -

Car, si de nombreuses interrogations accompagnent les débuts balbutiants du technicien basque, les joueurs sont aussi responsables, comme l'a induit vendredi Thiago Motta. L'Italien a appelé chacun "à faire plus". "On doit s'améliorer. Si on joue à ce niveau, on doit s'améliorer, a-t-il martelé. Il manque beaucoup de choses. On sait qu’on peut faire mieux."

Or, mardi, va retentir la petite musique de la Ligue des champions, qui a d'habitude le mérite de concentrer toute l'attention et la motivation des Parisiens. Et il faudra au moins pousser au paroxysme ces vertus morales pour compenser les faiblesses techniques, voire tactiques actuelle.

"Je suis convaincu qu'on va s'améliorer et mardi c'est la première opportunité de le montrer. Et ce que je vois me plaît. Je pense que l'équipe va répondre présent", a déclaré Emery, lundi en conférence de presse.

Pourtant, l'incertitude plane sur la présence de cadres diminués par les blessures, même si l'entraîneur s'est montré plutôt optimiste sur la question. "Les joueurs se sont tous entraînés dimanche et ça, c'est le plus important pour moi", s'est-il félicité, sans s'épancher plus. Or, les soucis ne sont pas les mêmes pour tous.

Le latéral droit Serge Aurier (cheville) semble le plus incertain. Tandis qu'à gauche, Layvin Kurzawa, touché à une cuisse, pourrait être trop court. Maxwell, touché au dos, sera-t-il apte ?

- Paris contre-attaque ? -

Apte, Thiago Silva l'est, puisque le capitaine, absent depuis plus de six semaines (hanche), s'entraîne de nouveau. Mais est-il opérationnel pour un match de Ligue des champions ? "On prendra la décision à la fin de l'entraînement, le plus important c'est de savoir comment il se sent. S'il se sent bien, c'est une possibilité", a assuré le technicien basque.

Du côté d'Arsenal, les préoccupations sont aussi défensives puisque deux axiaux sont forfait (Mertesacker et Gabriel) et que l'incontournable Laurent Koscielny a été touché au visage le week-end dernier. Mais s'ils sont encore en rodage dans le jeu, les Gunners d'Arsène Wenger ont eux bien maîtrisé leur money-time face à Southampton (2-1) avec une victoire dans le temps additionnel.

Enfin, contrairement à la plupart de leurs adversaires de L1, Arsenal ne devrait pas déroger à sa philosophie de jeu porté vers l'offensive. Ce qui, d'une certaine façon, pourrait convenir à Emery, a priori plus à l'aise avec l'idée de presser l'adversaire et contre-attaquer, que de faire le jeu.

Mais cela conviendra-t-il à ses joueurs, habitués au cours de l'ère Laurent Blanc, ces trois dernières années, à monopoliser le ballon et dominer ? Derrière cette question se pose celle du changement de mode opératoire qui semble plomber l'équipe.

Mais, mardi, il faudra au PSG apporter une réponse positive. Car sinon, ce seront au tour des questions qui fâchent d'être posées.

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