Monaco: débuts compliqués pour Henry, quand même ovationné à Strasbourg

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Strasbourg (AFP)

Le meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France Thierry Henry, devenu coach de l'AS Monaco, a été ovationné à son entrée sur la pelouse de Strasbourg samedi, mais son premier match comme entraîneur N.1 a mal débuté, entre boulette du gardien et blessure du capitaine.

Les Monégasques ont en effet encaissé un but dès la 17e minute de jeu, sur un joli centre de Kenny Lala réceptionné par Adrien Thomasson. La responsabilité du jeune gardien Seydou Sy, aligné par Henry en l'absence de Danijel Subasic et Diego Benaglio, est clairement engagée.

Et la suite n'a guère été rassurante, avec notamment la sortie sur blessure du capitaine Radamel Falcao, titularisé par 'Titi' malgré son retour tardif de sélection. Le Colombien, qui pourrait avoir été victime d'un claquage selon le diffuseur BeIN Sports, a été remplacé dès la 36e minute par Moussa Sylla. Il venait de se voir refuser un but pour une faute.

Les Monégasques sont ainsi rentrés aux vestiaires avec un but de retard à la pause.

Auparavant, le public de La Meinau, pas toujours le plus accueillant pour les équipes adverses, avait pourtant réceptionné 'Titi' par des acclamations au moment où il a fait son apparition sur le terrain, pour superviser l'échauffement de Monaco.

La star de 41 ans, dans son gros manteau frappé du blason monégasque, a remercié le public strasbourgeois.

Interrogé sur l'attention médiatique, forcément hors norme pour les débuts sur le banc du champion du monde 1998, ce dernier a répondu auprès du diffuseur BeIN Sports: "ça me touche, quelque part, mais après tu redescends sur terre parce qu'il faut essayer de prendre des points ici. J'essaie de ne pas trop lire ce qui se dit, de rester proche du groupe."

"J'ai hâte que ça commence", a-t-il encore confié avec flegme, en prévenant que Strasbourg est "une équipe pas facile à manœuvrer à La Meinau, un adversaire très coriace", alors que l'AS Monaco n'était que 18e de Ligue 1 avant cette 10e journée. C'est ce classement infamant qui a coûté sa place à son prédécesseur, le Portugais Leonardo Jardim.

Entouré d'une nuée de photographe à quelques instants du coup d'envoi, Henry est resté impassible en mâchant son chewing-gum, avant de recevoir une chaleureuse accolade de son homologue strasbourgeois, Thierry Laurey.