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Mondial: L'Italie sur le mode "seule contre tous"

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Deux premières rencontres médiocres et des critiques un peu plus insistantes: pour faire face, l'Italie a décidé de faire le dos rond, sur le mode +seule contre tous+, avant le match capital pour son avenir au Mondial-2010 face à la Slovaquie jeudi à Johannesburg (groupe F).

Lundi, au lendemain du nul inattendu et décevant face à la Nouvelle-Zélande (1-1), Marcello Lippi, jusque-là plutôt tranquille et affable devant les journalistes, est apparu pour la première fois un brin nerveux et impatient.

Les questions portent sur la défense qui faiblit, les attaquants qui ne marquent pas ou l'absence d'un meneur de jeu. Il répond avec plus ou moins d'envie. Les vraies explications, dit-il, il les réserve strictement à son équipe, le sacro-saint groupe.

"Les critiques commencent à se faire dures en Italie", lui fait-on remarquer. "Je n'en ai vraiment rien à faire", rétorque-t-il immédiatement.

"Vous ne devrez pas vous émerveiller si, à un moment ou à un autre, les résultats arrivent", ajoute-t-il, sûr de lui.

Le technicien a décidé d'user d'une vieille tactique: tout le monde est contre l'équipe mais qu'importe, cela va justement lui permettre d'être encore plus forte et soudée.

La presse italienne est certes critique sur les performances des champions du monde, mais elle est encore loin d'avoir sorti "l'artillerie lourde" comme elle l'avait fait, par exemple, au premier tour de l'Euro-2008.

"J'ai dit aux joueurs de ne pas tomber dans les pièges tendus par l'extérieur, a insisté Lippi. Je leur ai dit que tout ce qui compte, c'est ce qu'on se dit entre nous, au milieu du terrain, loin de tous. Même pas dans le vestiaire, car quelquefois les murs ont des oreilles".

"Les pièges, ce sont les vôtres, précise-t-il à l'attention des journalistes, lorsque vous demandez à un joueur: +Mais Lippi a dit ci et ça+. Des pièges à souris".

Mardi, c'est un des fidèles du sélectionneur qui est venu s'exprimer devant la presse, Gianluca Zambrotta. Le défenseur a de l'expérience, il ne peut pas tomber dans les "pièges". Ainsi le discours est-il strictement identique à celui de Lippi, et chaque question un tant soit peu critique est esquivée par une parfaite langue de bois incluant les mots "confiance", "positif", "motivé"...

En fait, c'est comme si Lippi recherchait à recréer l'atmosphère du Mondial-82. Après avoir dit qu'il espérait trouver un "nouveau Paolo Rossi", le héros de la Coupe du monde remportée en Espagne, il monte désormais son équipe contre la presse: il y a 28 ans, les rapports étaient devenus tellement mauvais avec elle que les joueurs ne s'exprimaient même plus.

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