Natation: Cielo plus malin que Gilot et Bernard à l'Open de Paris

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Le maître du 100 m nage libre, le champion du monde brésilien Cesar Cielo, a dominé aisément la finale de l'Open EDF, samedi à Paris, loin devant son rival français aux Mondiaux-2011, Fabien Gilot, alors qu'Alain Bernard a payé cher ses propos sur le relais 4x100 m.

Cielo était arrivé tout sourire dans la capitale parisienne jeudi. Bien élevé et loin d'être bête, il avait assuré que les sprinteurs français étaient les meilleurs du monde.

Et pourtant, c'est toujours lui qui gagne. Le détenteur du record du monde (46.91) s'est imposé en 48 sec 26, soit le 2e meilleur chrono mondial de l'année alors qu'il avait signé le 5e temps des séries (49.39).

"J'ai été plus vite que je ne le pensais. Je suis impressionné par le chrono. Je suis vraiment très content. Chaque fois que vous avez l'opportunité de battre les rivaux, c'est un pas supplémentaire de franchi", a déclaré Cielo, 24 ans.

Gilot, qui avait lui signé le meilleur temps des séries (48.72), n'a pas réussi l'exploit de battre le Brésilien mais a assuré ne pas être inquiet alors que le vrai rendez-vous est dans un mois à Shanghai (24-31 juillet), pour les championnats du monde.

"C'est pas dramatique de ne pas avoir gagné aujourd'hui. Il me bat mais ça ne m'atteint pas du tout. Dans un mois ce sera différent. C'est un grand malin, quand il dit que les meilleurs sprinteurs sont en France, ce n'est pas pour rien", a commenté Gilot, excité par le petit jeu entre rivaux qui s'est mis en place à Paris.

Le champion de France du 100 m libre a justifié sa performance du jour par un manque de fraîcheur et une stratégie tournée vers Shanghai.

Champion olympique de la distance-reine, Bernard a mis en avant les agitations qui ont secoué le relais 4x100 m libre ces derniers jours pour expliquer sa contre-performance. Il a signé le 10e temps des séries (49.85) et n'a pas pu prendre part à la finale.

"Les agitations des deux derniers jours ne m'ont pas aidé à approcher la course de façon plus sereine", a dit Bernard, qui a échangé longuement avec le quintuple champion olympique, l'Australien Ian Thorpe, sorti récemment de sa retraite sportive et en visite à Paris.

L'Antibois a commenté la semaine dernière les propos de Yannick Agnel, qui envisage de faire l'impasse sur le relais 4x100 m libre à Shanghai. Il s'en est suivi quelques passes d'armes entre nageurs, qui ont sérieusement agité l'équipe de France jusqu'à la veille de l'Open où tous ont affirmé que tout était rentré dans l'ordre.

A l'origine de la polémique, Agnel, qui a offert un beau spectacle samedi en enlevant le 400 m nage libre (3:45.31) après une belle bataille avec le champion olympique et du monde du 1500 m libre, le Tunisien Oussama Mellouli (3:46.15).

"J'ai jamais autant travaillé de toute ma "petite" carrière de nageur (cette année). Je ne me suis pas rassuré sur cette course mais étalonné et envoyé des messages à l'étranger. Les Français ne sont pas morts", a lancé le champion d'Europe de la distance, 19 ans.

Le triple champion d'Europe, le dossiste Camille Lacourt, n'a pas fait mieux que deuxième sur sa distance, le 100 m dos (53.52) derrière le vice-champion olympique, l'Américain Matthew Grevers (53.35).

"J'ai géré ma course selon mon état de forme. Ca rassure vraiment. Avant, je disais qu'il n'y avait pas d'inquiétude mais ce n'était pas la grande sérénité. Ca m'a fait beaucoup de bien d'être à ce niveau là."