Open d'Australie: en attendant Tsonga-Djokovic, Pouille solide

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Melbourne (AFP)

Jo-Wilfried Tsonga défie le N.1 mondial Novak Djokovic à l'Open d'Australie, jeudi à Melbourne. Lucas Pouille a lui eu les nerfs solides pour rallier le troisième tour.

Pour la première fois de la quinzaine australienne, les toits des trois courts principaux ont été fermés en milieu d'après-midi en raison de la pluie, qui a multiplié les brèves apparitions.

. Tsonga-Djokovic, comme en 2008

Il y a onze ans, l'un comme l'autre disputaient leur première finale en Grand Chelem.

Depuis, Tsonga n'en a plus atteint quand Djokovic a accumulé quatorze trophées majeurs. Quand le Serbe de 31 ans reste sur deux triomphes à Wimbledon et l'US Open, la saison 2018 du Français de 33 ans a été largement gâchée par son genou gauche opéré puis récalcitrant.

Tsonga apprécie d'autant plus le duel de prestige avec "Djoko" qui l'attend au deuxième tour.

"C'est le bout d'un périple assez long, certainement pas terminé, mais c'est déjà une bonne récompense de pouvoir jouer contre Novak sur un grand court, se réjouit-il. Si je suis encore sur le circuit, c'est pour vivre ces moments-là. J'espère que je vais me régaler et faire un grand match."

. Pouille a les nerfs solides

Désormais entraîné par Amélie Mauresmo, Pouille (31e) s'est montré intraitable sur les points importants pendant la majeure partie de son match contre l'Allemand Maximilian Marterer (71e), remporté 7-6 (10/8), 7-6 (10/8), 5-7, 6-4. Dans une rencontre où les serveurs ont largement fait la loi, il a sauvé une balle de set dans le premier jeu décisif, deux dans le second et quatre des cinq balles de break auxquelles il a été confronté.

Seul accroc: sa double faute sur balle de set pour Marterer dans la troisième manche. Mais le Nordiste de 25 ans ne s'est pas laissé déstabiliser pour autant.

Il a désormais une belle occasion de s'offrir un premier huitième de finale à Melbourne, lui qui n'y avait pas gagné le moindre match lors de ses cinq premières participations : au troisième tour, il sera opposé à l'invité australien Alexei Popyrin, qui a bénéficié de l'abandon de l'Autrichien Dominic Thiem (N.X).

Opposé au demi-finaliste surprise de l'édition 2018, le Sud-Coréen Hyeon Chung (25e), Pierre-Herbert (55e) a lui fait étalage de ses progrès récents en s'imposant en quatre sets (6-2, 1-6, 6-2, 6-4). A 27 ans, l'élève de Fabrice Santoro va désormais tenter de se qualifier pour le premier huitième de finale en Grand Chelem de sa carrière, contre le redoutable serveur canadien Milos Raonic (17e).

Trois autres Français vont tenter d'imiter Pouille et Herbert. Gilles Simon (30e), Jérémy Chardy (36e), qui se mesure au N.4 mondial Alexander Zverev, et Tsonga. Gaël Monfils (33e) a lui été stoppé au deuxième tour mercredi.

Dans le tableau féminin, Alizé Cornet a poussé Venus Williams à jouer trois sets et plus de deux heures mais elle a encaissé un 6-0 dans la dernière manche. L'Américaine de 38 ans va se mesurer au troisième tour à la N.1 mondiale, la Roumaine Simona Halep, une nouvelle fois poussée dans ses retranchements jeudi.

. Wawrinka assommé, pas Nishikori

En quête de son meilleur niveau depuis une double opération du genou gauche à l'été 2017, Stan Wawrinka, ex-N.3 mondial aujourd'hui 59e, a été assommé par Raonic en quatre jeux décisifs (6-7 (4/7), 7-6 (8/6), 7-6 (13/11), 7-6 (7/5)). En un peu plus de quatre heures de match, le Canadien a frappé 39 aces. Ravi de l'averse qui a conduit à fermer le toit de la Rod Laver Arena.

"Je suis un peu meilleur en indoor normalement. Donc merci à la pluie ! Ca m'a un peu aidé", a-t-il souri.

Kei Nishikori, lui, a déjoué le piège incarné par le Croate Ivo Karlovic (73e) au super tie-break (6-3, 7-6 (8/6), 5-7, 5-7, 7-6 (10/7). Malgré deux manches d'avance, le N.9 mondial a dû batailler pendant près de quatre heures pour ne pas se laisser étourdir par les 59 aces du géant croate (2,11 m).

"C'est à peu près le nombre d'aces que je fais en un an", a plaisanté le Japonais.