Russie: Eto'o appelle au calme après des violences entre supporteurs

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L'attaquant vedette du Anzhi Makhachkala, Samuel Eto'o, a lancé lundi un appel au calme à la suite d'une vague de violences entre supporteurs de football russes qui s'est soldée par plus d'une centaine d'interpellations la semaine passée à Moscou et Saint-Pétersbourg.

"Nous avons besoin des supporteurs, et pour nous il est important que les matches se déroulent dans une ambiance saine", a déclaré l'international camerounais Eto'o sur le site du club du Daguestan (Caucase), soulignant que même "une petite bagarre" pouvait avoir des conséquences dramatiques.

Cet appel intervient à la suite de violences entre des supporteurs d'Anzhi et du Zenit Saint-Pétersbourg, connu pour ses groupes de supporteurs ultra, soupçonnés de racisme.

Les premiers incidents ont commencé en marge du match de championnat de Russie Anzhi-Zenit le 18 août à Makhatchkala, lorsqu'un supporteur de Saint-Pétersbourg a été grièvement blessé lors d'affrontements avec des supporteurs d'Anzhi.

Trois jours plus tard, à Saint-Pétersbourg, trois supporteurs d'Anzhi ont été violemment pris à partie par une trentaine de leurs homologues du Zenit qui s'apprêtaient à se rendre à Moscou pour assister au match Anzhi-AZ Alkmaar (NED) en tour préliminaire de l'Europa League.

Le club d'Eto'o dispute les matches de compétitions européennes à Moscou, l'UEFA interdisant qu'ils se déroulent à Makhatchkala en raison de l'insécurité dans cette région instable du Caucase du Nord en proie à une rébellion islamiste.

En marge de la rencontre à Moscou, le 23 août, des violences ont éclaté entre des supporteurs d'Anzhi et d'autres supporteurs russes, au cours desquelles la police de la capitale a interpellé plus d'une centaine de jeunes gens.

Les supporteurs russes de football ont joué un rôle majeur dans des violences à caractère raciste à Moscou en décembre 2010, après la mort d'un supporteur du Spartak Moscou agressé par des jeunes russes originaires pour la plupart du Caucase du Nord.