Tennis: Rafael Nadal au rythme d'un vainqueur à Londres

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Rafael Nadal a poursuivi son impressionnant parcours au Masters en se qualifiant pour les demi-finales aux dépens du Tchèque Tomas Berdych, vendredi à Londres, où il n'a jamais paru en aussi bonne position pour décrocher le titre le plus prestigieux qui lui manque.

"C'est le meilleur tennis que j'ai jamais joué dans un Masters", a dit l'Espagnol, vainqueur en deux sets 7-6 (7/3), 6-1.

Le N.1 mondial ne gardait pas que de bons souvenirs de ses trois premières participations au tournoi de clôture de la saison. Après deux défaites en demi-finale contre Roger Federer (2006, 2007), il avait quitté la première édition londonienne sur un fiasco: trois défaites et aucun set gagné en 2009.

C'est année, c'est tout le contraire. N'ayant pas joué depuis la mi-octobre, le Majorquin a eu besoin d'une manche, cédée à Andy Roddick, pour se mettre dans le rythme, mais depuis ni l'Américain, ni Novak Djokovic, ni Berdych n'ont pu lui prendre le moindre set.

Très en jambes et libre de tout problème physique, grâce à une gestion plus raisonnable de sa saison, Nadal paraît aussi indébordable que sur les autres surfaces. Les glissades en moins, il réussit des passings en bout de course aussi spectaculaires qu'à Roland-Garros.

Il commet peu de fautes, ses attaques de coup droit font mal et son mental reste bien sûr inégalable. Il l'a montré à la fin du premier set contre Berdych lorsque, à la suite d'une décision d'arbitrage contestée, un soudaine montée d'adrénaline lui a permis de boucler facilement la manche dans le tie-break puis de dérouler dans la seconde.

Si on ajoute la confirmation de ses progrès au service (plus de 5 aces par match en moyenne et 75% d'échanges gagnés derrière sa première balle), c'est bien le portrait d'un vainqueur du Masters qui se dessine, même si les conditions, en salle sur une surface synthétique au rebond bas, sont celles qui lui conviennent le moins.

Avant de rêver à ce trophée, qui ferait de lui le deuxième joueur, après l'Américain Andre Agassi, à avoir gagné tout ce qui compte dans le tennis (les quatre Grands Chelems, la Coupe Davis, le Masters, la médaille d'or olympique), Nadal devra écarter de sa route Andy Murray.

Si l'on en croit le Britannique lui-même, ce sera chose facile. "Il joue incroyablement bien et je ne suis pas sûr d'avoir de grandes chances", avait dit Murray la veille.

Des propos disqualifiés par Nadal, qui n'y voit qu'un épisode de la guerre psychologique qui précède les grands affrontements. "Il vous a bien eus! Comme ça toute la pression est sur moi", a dit le N.1 mondial aux journalistes après sa victoire sur Berdych.

La deuxième affiche opposera Roger Federer à Djokovic ou à Roddick, qui s'affrontaient vendredi (20h00 GMT) dans le dernier match de poule. Le Serbe pouvait se contenter d'un set pour passer.