Top 14 de rugby: un couple d'habitués et deux novices pour une place en finale

Publicité

Les demi-finales du Top 14 de rugby, disputées pour la première fois dans un lieu unique, au stade Vélodrome de Marseille, proposent une affiche de vieux habitués vendredi soir entre Toulouse et Clermont et un duel d'ambitieux novices samedi entre le Racing-Métro et Montpellier.

La Ligue nationale de rugby (LNR) avait décidé, cette saison, de convoquer les tenants du dernier carré dans la cité phocéenne afin de créer l'évènement, qui plus est dans une ville mal acquise au rugby, hormis pour quelques matches du XV de France.

Dans les tribunes, le pari devrait être globalement rempli, malgré quelques places toujours disponibles à la vente jeudi soir. Sur le terrain, le spectacle promet d'être alléchant.

Vendredi soir (21h00), le champion de France en titre, Clermont, vise une cinquième finale consécutive, un exploit jamais réalisé dans l'ère moderne.

Les Auvergnats, qui avaient enfin conquis leur premier titre l'an passé face à Perpignan après dix finales perdues dont les trois précédentes, ont goûté tout au long de la saison les joies du statut de tenant du titre.

Jamais pleinement maîtres de leur sujet, ils ont dû, comme l'an dernier, en passer par les barrages pour atteindre les demi-finales. Avec une victoire contrastée à domicile face à Biarritz (27-17) qui menait pourtant de quatorze points à la pause.

En face, le Stade Toulousain a fait de la reconquête du Bouclier de Brennus, que le club le plus titré de France n'a plus soulevé depuis 2008, sa priorité absolue, renforcée par l'élimination en demi-finale de la Coupe d'Europe face aux Irlandais du Leinster.

Après avoir soigné leur copie durant la phase régulière, les Toulousains ont fini en tête du classement et se sont directement qualifiés pour les demi-finales. Ils ont ainsi bénéficié de trois semaines de préparation, contre deux pour les Auvergnats, pour préparer ce choc au Vélodrome.

Pour l'anecdote, le Stade Toulousain ne s'est jamais imposé à Marseille et les Clermontois ont remporté dans ce stade la dernière confrontation face aux Toulousains, en demi-finale en 2007.

Samedi (16h25), la révélation de la saison, Montpellier, défie le Racing-Métro, le très ambitieux club des Hauts-de-Seine ressuscité par l'entrepreneur Jacky Lorenzetti et son directeur sportif Pierre Berbizier, qui renoue avec les phases finales pour la première fois depuis vingt ans.

Les Racingmen et leur effectif pléthorique, dont Sébastien Chabal qui a vu sa suspension pour ses déclarations sur l'arbitage réduite en appel, peaufinent depuis deux saisons leur candidature au titre de champion de France.

Comme les Toulousains, ils ont su, par leur régularité, éviter la case barrage et se sont ainsi donné des conditions idéales de préparation. Ils entendent bien imposer aux jeunes Montpelliérains la force écrasante de leur pack, rampe de lancement d'un jeu efficace à défaut d'être toujours spectaculaire.

Montpellier a déjà créé l'exploit en atteignant les demi-finales dès la première saison au club des entraîneurs Eric Béchu et Fabien Galthié. Virevoltants lors de la phase aller, en perte de vitesse au printemps, les Héraultais, guidés par leurs jeunes internationaux Fulgence Ouedraogo, François Trinh-Duc et Julien Tomas ont su fournir un ultime effort face à Toulon avant d'aller créer la surprise à Castres en match de barrage (18-17).

Montpellier aura pour avantage le soutien massif du Stade Vélodrome et sera libéré de toute pression, bien décidé à créer un nouvel exploit face une équipe battue sans ménagement en début de saison (19-36) dans l'Hérault.