Tour de France: quatre choses à savoir sur Fabio Aru

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Plancher-les-Mines (France) (AFP)

Batailleur acharné, le Sarde Fabio Aru a montré mercredi l'ambition avec laquelle il courait le Tour de France en s'imposant avec brio dans la première étape de montagne à la Planche des Belles Filles. Quatre raisons de mieux le connaître.

. Sarde et fier de l'être.

Fabio Aru est né voici vingt-sept ans (le 3 juillet 1990) à Villacidro et a grandi à San Gavino Monreale, à une cinquantaine de kilomètres de Cagliari, la grande ville du sud de la Sardaigne. "Je suis sarde jusqu'à la moelle, à la maison on parle le dialecte sarde", dit ce fervent catholique avec fierté à propos de ses parents, Alessandro, cultivateur de fruits, et Antonella, enseignante.

Dans ce qu'il décrit comme un déchirement, Aru a quitté son île à dix-huit ans pour le vélo et a rejoint le continent pour s'installer près de Bergame, en Lombardie. "Les deux premières années, j'ai souffert. J'appelais souvent au téléphone, je voulais rentrer, j'ai la mer dans mes gènes".

. Dans l'ombre de Nibali.

Le vainqueur de La Planche des Belles Filles a imité à trois ans d'intervalle son aîné Vincenzo Nibali, victorieux au même endroit. Tout un symbole alors que c'est dans l'ombre de Nibali qu'Aru a grandi au sein de l'équipe Astana.

En 2013, Aru s'est dévoué au service de son aîné qui a gagné magistralement le Giro. Avant d'enlever l'année suivante son premier succès chez les professionnels. Une arrivée au sommet prestigieuse, à Montecampione, et la troisième place au classement final.

. Fidèle à Astana... jusqu'à présent.

C'est dans cette formation qu'il a fait ses débuts chez les professionnels à partir de la saison 2012. Mais son contrat qui arrive à échéance à la fin de la saison n'a toujours pas été prolongé. Une offre lui a été proposée mais n'aurait pas satisfait le coureur, selon la presse italienne. Un bon résultat au Tour de France pourrait changer la donne. A moins qu'Aru n'ait d'autres ambitions...

. Déterminé jusqu'au bout.

"Plutôt mourir qu'abandonner". C'est le leitmotiv du Sarde. Une force de caractère qu'il a montrée lors de sa victoire sur la Vuelta en 2015, le seul grand tour à son palmarès. Co-leader d'Astana avec Nibali cette année-là, il devient la seule carte de la formation après l'exclusion du Sicilien et remporte l'épreuve en attaquant la veille de l'arrivée pour détrôner Tom Dumoulin.