Wimbledon: Marion Bartoli de retour en finale

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La Française Marion Bartoli s'est qualifiée pour sa deuxième finale à Wimbledon en surclassant la Belge Kirsten Flipkens en deux sets 6-1, 6-2 et 1h02 de jeu, jeudi sur le Central.

Déjà finaliste en 2007, Bartoli retrouvera samedi la Polonaise Agnieszka Radwanska ou l'Allemande Sabine Lisicki pour tenter de devenir la première Française à s'imposer en Grand Chelem depuis Amélie Mauresmo en 2006.

La N.15 mondiale a réussi le match parfait face à Flipkens, N.20, qui n'a jamais trouvé de solution pour contrarier une N.1 française impressionnante.

Supérieure dans tous les domaines, plus puissante, excellente au service, Bartoli a même été meilleure dans le "petit jeu" que son adversaire flamande, très nerveuse pour la première grande demi-finale de sa carrière.

Complètement perdue sur le Central, Flipkens n'a jamais donné l'impression qu'elle pouvait devenir la troisième Belge de l'histoire, après Justine Henin et Kim Clijsters, à se hisser en finale d'un tournoi du Grand Chelem.

"Flipper" a fait appel au soigneur à 6-1, 3-0 au deuxième set pour qu'il se penche sur son genou droit qui l'embête depuis quelques semaines déjà.

Mais le sort de la partie était jeté depuis longtemps déjà en faveur de Bartoli qui n'a rien laissé au hasard jeudi pour battre comme en 2007 une Belge (Justine Henin à l'époque) en demi-finale.

"J'ai joué tellement bien, je me sentais tellement bien aujourd'hui. J'ai réussi de grands passings, de bons lobs, tout a marché à la perfection. Réussir un match comme ça en demi-finale de Wimbledon c'est juste un sentiment incroyable", a déclaré Bartoli qui a remporté presque deux fois plus de points que son adversaire (53 points à 28).

Grâce à ce succès, l'Auvergnate de 28 ans, tombée à genoux après la balle de match et visiblement très émue, est assurée de grimper au moins jusqu'au 8e rang mondial au prochain classement WTA lundi.

Elle aura toutes ses chances en finale même si cela s'annonce plus dur face à Agnieszka Radwanska, N.4 mondiale qu'elle n'a jamais battue en sept occasions, ou Sabine Lisicki, N.24 contre qui elle est menée 3-1.

Bartoli n'a pas encore rencontré la moindre joueuse du Top 15 lors de cette quinzaine où elle apparaît particulièrement sereine et déterminée.

Elle sortait pourtant d'un premier semestre catastrophique où elle avait accumulé les résultats décevants - c'était jeudi sa première demi-finale de l'année sur le circuit - et dégringolé au classement.

Après avoir mis un terme à sa collaboration avec son père et entraîneur Walter après Roland-Garros, elle a retrouvé des couleurs sur le gazon vert de Wimbledon, son tournoi préféré, aux côtés de Thomas Drouet et d'Amélie Mauresmo.

L'ancienne N.1 mondiale, capitaine de l'équipe française de Fed Cup, devait quitter Londres après les quarts de finale mais a changé ses plans pour être bien là jeudi dans le box de Bartoli qui la cherche constamment du regard.

C'est son exemple qu'elle voudra suivre samedi sur le Central, là où Mauresmo s'était imposée en 2006 face à Justine Henin.