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Photographie/Rencontres d’Arles

Arles et ses arènes photographiques

"Le nuage" de la série "Je me souviens" de Liu XiaoFang (2008).
"Le nuage" de la série "Je me souviens" de Liu XiaoFang (2008). Rencontres Arles 2010

Avec 60 expositions, les Rencontres photographiques d’Arles s’érigent jusqu'au 19 septembre en capitale mondiale de la photographie. Au programme : des promenades en argentique et en numérique et plein d’histoires passionnantes. Pour cette 41e édition, les Rencontres attendent 80 000 visiteurs qui peuvent déambuler parmi ces images uniques et d’ailleurs, dans cette ville gréco-romaine avec ses arènes, théâtres antiques, églises et vestiges.

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« Du lourd et du piquant », promet le directeur des Rencontres d’Arles, François Hébel. Le Festival s’organise en plusieurs promenades : L’invité d’honneur, le célèbre plasticien Leon Ferrari, né en 1920 à Buenos Aires, se trouve dans la promenade Argentine. Un voyage dans l’univers de détournement de photos et de cartes postales afin de revisiter les horreurs de l’Inquisition, les camps de concentration, les invasions américaines ou la dictature militaire en Argentine.

Marin Karmitz montre à Arles sa collection de photographies. Il y aussi une promenade incongrue dans les prisons françaises qui révèle la situation catastrophique de l’univers carcéral.

Ecoutez une promenade sonore dans les expositions des Rencontres d’Arles avec Muriel Maalouf

Le visage ridé de Mick Jagger éclaircit l’histoire du portrait photographique

La promenade Argentique donne un « un coup de projecteur sur les conséquences esthétiques » de la montée en puissance du numérique. La Promenade Rock met le paquet sur la plus grande légende vivante du Rock’n Roll, Mick Jagger. L’exposition ambitionne d'être « la première exposition retraçant sa carrière à travers l’œil des plus grands portraitistes » comme Annie Leibovitz, Cecil Beaton ou Peter Lindbergh. Aucune photo volée de Jagger ne se trouve sur les cimaises, exclusivement des portraits en pose. Le visage de plus en plus ridé de la rock star éclaircit ainsi l’histoire du portrait photographique des années 1960 à nos jours. Dans la promenade des passages de témoin, Paolo Woods montre « ses portraits de familles iraniennes en parallèle de l’actualité de Téhéran, couverte par les manifestants eux-mêmes, à l’aide de leurs téléphones portables et de sa diffusion par Twitter », résume François Hébel.

Venir à Arles, c’est un plus. C’est aussi une formation de voir le travail des autres, parce qu’en Afrique, généralement, il n’y a pas d’écoles de photographie. Arles, c’était un rêve d’y arriver.

Baudouin Mouanda, photographe congolais

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