Allemagne/Cinéma/61e Berlinale

L’Iranien Asghar Farhadi obtient l'Ours d'or du festival du film de Berlin

Le réalisateur iranien, Asghar Farhadi (d) lauréat de l'Ours d'or, avec ses actrices, Sarina Farhadi (c) et Sareh Bayat (g), primées de l'Ours d'argent, à la 61e Berlinale, le 19 février 2011.
Le réalisateur iranien, Asghar Farhadi (d) lauréat de l'Ours d'or, avec ses actrices, Sarina Farhadi (c) et Sareh Bayat (g), primées de l'Ours d'argent, à la 61e Berlinale, le 19 février 2011. REUTERS/Fabrizio Bensch

C'est un triomphe, ce samedi soir 19 février 2011, pour l'Iranien Asghar Farhadi : il obtient l'Ours d'or au festival de Berlin. Son film s'appelle Nader et Simin, une séparation, l'histoire d'un drame familial autour d'un divorce. Ses acteurs raflent les prix d'interprétation de cette 61e Berlinale. Farhadi avait déjà obtenu un Ours d'argent en 2009.

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Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

L’Iran est le grand gagnant du festival du film de Berlin. L’Ours d’or du meilleur film est allé au favori Nader et Simin, une séparation de Asghar Farhadi. Le film, du réalisateur déjà récompensé à Berlin il y a deux ans, a impressionné les critiques et le public. Il évoque la vie quotidienne d’une famille de Téhéran et la séparation d’un couple et à travers ce prisme les doutes de la société contemporaine.

Avec deux autres prix pour les meilleurs rôles masculins et féminins remis respectivement aux différents protagonistes masculins et féminins du film, le jury dirigé par l’actrice Isabella Rossellini a sans aucun doute voulu faire un geste politique.

Une chaise vide au début de la cérémonie rappelait qu’un membre du jury, le réalisateur iranien Jafar Panahi lourdement condamné dans son pays, n’avait pu se rendre à Berlin. Son collègue triomphant Asghar Farhadi a déclaré : « J’espère qu’il sera ici l’an prochain ».

Le jury a, sinon, mis en avant le cinéma européen avec deux prix pour l’Allemagne, pour un film sur les origines de la Fraction armée rouge et un autre sur le sort d’un homme faisant de l’aide au développement au Cameroun.

Le grand prix du jury est lui allé au Hongrois Bela Tarr dont le film en noir et blanc Le cheval de Turin avait par sa facture séduit la critique mais laissé le public sceptique.

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