Cinéma / 64e Festival de Cannes / Abécédaire

C comme Compétition officielle

Vincent Lindon dans le film "Pater" d'Alain Calavier (2011)
Vincent Lindon dans le film "Pater" d'Alain Calavier (2011) Caméra one/Pathé distribution

Publicité

C’est Midnight in Paris de Woody Allen qui ouvrira le 11 mai le bal, avec une note amusante. La comédie mélancolique Les Bien-aimés de Christophe Honoré est programmée comme film de clôture le 22 mai. Les deux films concourent hors compétition. La liste des 19 films officiellement sélectionnés pour remporter la Palme d’or englobe une impressionnante brochette de stars venues du monde entier: L’Américain Terrence Malick provoquera certainement l’hystérie à Cannes avec son blockbuster Tree of life. L’histoire d’un fils entre un père autoritaire et obsédé par la force et une mère aimante, avec Brad Pitt, Sean Penn, Jessica Chastain et la musique d’Alexandre Desplat. L’Espagnol Pedro Almodovar revient avec son 18e long métrage La Piel que habito (La Peau que j'habite) où il retrouve Antonio Banderas, l’un de ses acteurs fétiche pour un film très cruel tiré du roman de Thierry Jonquet, Mygale.Les frères belges palmés Jean-Pierre et Luc Dardenne défendent à nouveau leur cinéma militant et réaliste avec Le Gamin au vélo, l’histoire d’un enfant à la recherche de son père. Aki Kaurismäki, habitué de la Croisette et lauréat du Grand prix du jury en 2002, nous fait découvrir cette fois Le Havre. Le maître finlandais raconte l’exil d’un ex-écrivain dans la ville portuaire au nord de la France où il exerce le métier de cireur de chaussures. Lynne Ramsay, 42 ans, débarque avec We need to talk about Kevin, tiré du roman américain de Lionel Shriver.L’écrivain et réalisatrice japonaise Naomi Kawase (Grand prix du jury au festival de Cannes en 2007 avec La Forêt de Mogari) revient avec Hanezu no tsuki. Après son triomphe de 2,8 millions d’entrées pour Le Concert, le réalisateur d’origine roumaine Radu Mihaileanu est très attendu avec La Source des femmes. Une production roumano-franco-marocaine tournée à Marrakech avec Leïla Bekhti et Hafsia Herzi qui dépeint une grève de l’amour des villageoises. L’Italien Paolo Sorrentino a réussi l’exploit d’être avec son cinquième long métrage à la quatrième sélection en compétition officielle à Cannes ! This must be the place raconte l’obsession d’une ancienne star du rock de venger son père. Avec Uzak (Lointain), Nuri Bilge Ceylan est devenu le plus grand cinéaste turc, couronné en 2003 avec le Grand Prix du jury et un double Prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes. Dans Once upon a time in Anatolia (Il était une fois en Anatolie), il déroule son histoire au centre de la Turquie, dans la steppe de l’Anatolie où il dépeint la relation tendue entre un médecin et un avocat. Le Danois Lars Von Trier nous prépare une catastrophe de taille : Melancholia nous plonge dans une époque après la destruction de la terre. Heureusement il y a le cinéma avec ses flash-back qui nous explique comment tout a commencé avec la misère humaine. Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg, Kiefer Sutherland et Charlotte Rampling.

Premiers films en quête de la Palme d'or

A côté des poids lourds qui se disputent la Palme d’or il y a aussi des premiers films à découvrir dans la compétition officielle.Michael Haneke, la Palme d’or de 2009, est cette fois absent, mais en même temps bien représenté par son directeur de casting attitré, Markus Schleinzer. A 40 ans, il présente son premier long métrage. Michael est inspiré de la cruauté psychologique de Haneke et de l’histoire réel de la jeune Autrichienne Natacha Kampusch, qui a été enlevée et séquestrée pendant huit ans. Julia Leigh, née en 1970, signe également un premier film avec Sleeping beauty. Elle nous embarque dans une histoire assez bizarre d’une beauté endormie. Une femme qui ne se souvient plus le matin ce que les hommes ont fait de son corps pendant la nuit.

Trois films français en compétition pour la Palme d'or

Alain Cavalier parcourt dans Pater les profondeurs inextricables entre un enfant et un père, entre un réalisateur et un acteur, entre un président et son Ppremier ministre. Cavalier, née en 1931, a tourné pendant un an dans une chambre d’hôtel à Paris avec Vincent Lindon. Le but : inventer une vie et la construire sur le tas, sans aucune équipe de tournage.

Polisse est le troisième long métrage et la première sélection dans la compétition officielle pour la Française Maïwenn. Elle y décrit la vie mouvementée de la brigade de protection des mineurs entre la lutte contre les pédophiles, les arrestations, la maltraitance des enfants par leurs propres parents et la quête d’une vie privée stable et équilibrée.

A 42 ans, Bertrand Bonnelo, le réalisateur du Pornographe, nous entraîne dans un bordel parisien à l’aube du XXème siècle. Une maison close avec ses petites habitudes, ses grandes tragédies et des prostituées doublement marquées par et pour la vie. Sous une affiche sulfureuse, L’Appolonide – souvenirs d’une maison rassemble les actrices Hafsia Herzi, Adèle Haenel, Jasmine Trinca, Noémie Lvovsky, Céline Sallette et Alice Barnole.

Film d’Ouverture :
Woody Allen (Etats-Unis), Midnight in Paris (Minuit à Paris)

Les films en compétition :

- La piel que habito, Pedro Almodovar
- Hearat Shulayim (Footnote), de Joseph Cedar
-L'Apollonide (Souvenirs de la maison close), Bertrand Bonello
- Hanezu no tsuki, Naomi Kawaze
-Polisse, Maïwenn
- Tree of Life, Terrence Malick
- Habemus Papam, Nanni Moretti
- La source des femmes, Rado Mihaileanu
- Ichimei, Hara-Kiri, Mort d'un samouraï, Takashi Miike
- This must be the place, Paolo Sorrentino
- Melancholia, Lars Von Trier
- Pater, Alain Cavalier
- Bir Zamanlar Anadolu'da, Once upon a time in Anatolia, Nuri Bilge Ceylan
- Le Gamin au vélo, les frères Dardenne
-We need to talk about Kevin, Lynne Ramsay
- Sleeping Beauty, Julia Leigh
- Le Havre, Aki Kaurismäki
- Michael, Markus Schleinzer
- Drive, Nicolas Winding Refn
- The Artist, Michel Hazanavicius

Film de Clôture :
Christophe Honoré, Les Bien-aimés

Hors Compétition :
-La Conquête, de Xavier Durringer (France)
- The Beaver (Le Complexe du Castor), de Jodie Foster (Etats-Unis)
- Pirates des Caraïbes - La Fontaine de jouvence, de Rob Marshall (Etats-Unis, 3D)
- Bollywood - The Greatest Love Story Ever Told (La plus belle histoire), de Rakeysh Omprakash Mehra et Jeffrey Zimbalist

Un Certain Regard :

Film d'Ouverture
Restless, de Gus Van Sant (Etats-Unis)

- The Hunter, de Bakur Bakuradze (Russie)
- Halt auf freier Strecke, d'Andreas Dresen (Allemagne) - Premier film
- Hors Satan, de Bruno Dumont (France)
- Martha Marcy May Marlene, de Sean Durkin (Etats-unis) - Premier film
- Les neiges du Kilimandjaro, de Robert Guédiguian (France)
- Skoonheid, d'Oliver Hermanus (Afrique du Sud)
- The Day he arrives, de Hong Sangsoo (Corée du Sud)
- Bonsaï, de Cristian Jimenez (Chili)
- Tatsumi, d'Eric Khoo (Singapour, animation)
- Arirang, de Kim Ki-duk (Corée du Sud)
- Et maintenant on va où ?, de Nadine Labaki (Liban)
- Loverboy, de Catalin Mitulescu (Roumanie)
- Yellow Sea, de Na Hong-jin (Corée du Sud)
- Miss Bala, de Gerardo Naranjo (Mexique)
- Travailler fatigue, de Juliana Rojas et Marco Dutra (Brésil) - Premier film
-L'exercice de l'Etat, de Pierre Schoeller (France)
- Toomelah, d'Ivan Sen (Australie)
- Oslo, 31 août, de Joachim Trier (Norvège)
- Bé Omid é Didar (Au revoir), de Mohammad Rasoulof (Iran)

Film de Clôture :
Elena, Andrey Zvyagintsev

Séances spéciales :

- In Film Nist (Ceci n'est pas un film), de Jafar Panahi et Mojtaba Mirtahsmab (Iran)
- Labrador,
de Frederikke Aspöck - Premier film
- Duch, Le maître des forges de l'enfer, de Rithy Panh
- Michel Petrucciani, de Michael Radford
- Tous au Larzac, de Christian Rouaud
- La Khaoufa Baada Al'Yaoum (Plus jamais peur), de Mourad Ben Cheikh
- The Big Fix, de Josh Tickell

Séances de minuit :

- Wu xia, de Chan Peter Ho-Sun (Chine)
- Dias de gracia (Jour de grâce), de Tekla Taidelli (Mexique). Premier film

Abécédaire de Cannes 2011
Notre dossier spécial

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail