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Culture

Aurélie Filippetti reste au ministère de la Culture

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication.
Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication. REUTERS/Philippe Wojazer
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Dimanche dernier, son destin en tant que ministre ne s’est pas joué à la rue de Valois, mais à Metz. En seconde position sur la liste pour les élections municipales, elle s’est retrouvée renforcée en conservant la mairie de Metz. Dans le nouveau gouvernement de Manuel Valls, Aurélie Filippetti reste ministre de la Culture et de la Communication.

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Depuis 22 mois, la force d'Aurélie Filippetti est d'avoir su composer avec un budget de la Culture en très forte baisse. Elle a à son actif d'avoir défendu l'exception culturelle française face à la Commission européenne, réussissant de haute lutte à sortir les oeuvres audiovisuelles de l'accord de libre échange avec les États-Unis.

À son arrivée au ministère, elle a mis fin à plusieurs réformes du gouvernement Sarkozy. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a retrouvé son indépendance dans la nomination des patrons de chaines publiques et elle a mis fin à une disposition très décriée de la loi Hadopi : la coupure d'accès à Internet en cas de téléchargement illégal.

Fine politique, elle a protégé le secteur du spectacle vivant, un secteur créateur d'emploi et proche de la gauche et soutenu les intermittents du spectacle face à la réforme de leur régime. Elle a également lancé un grand plan de sauvegarde des librairies et ramené le taux de TVA sur les livres à 5,5 %.

Côté cinéma, ses relations avec les professionnels du secteur sont faites de haut et de bas: ils lui reprochent, notamment, sa gestion de la nouvelle convention collective du cinéma, qui pèse sur le coût des tournages, et ça risque de ne pas s'arranger, car elle compte maintenant s'attaquer à la réforme sensible du financement du cinéma français.

Enfin, sa politique de nomination des directeurs des centres dramatiques a créé des remous. Un tiers des postes étaient à renouveler, Aurélie Filippetti a décidé de faire bouger quelques baronnies et de féminiser ses nominations. Aujourd'hui, dix femmes sont à la tête des 37 centres dramatiques nationaux.

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