Culture

Ai Weiwei, la résistance artistique envers le pouvoir

Quelques unes des photos postées le 19 et 20 juin 2014 sur le compte Instagram de l'artiste chinois Ai Weiwei.
Quelques unes des photos postées le 19 et 20 juin 2014 sur le compte Instagram de l'artiste chinois Ai Weiwei. instagram.com/aiww#

Cela s’appelle un #gunleg ou un « même », un phénomène repris massivement par les internautes. Pour Ai Weiwei, il a suffi un cliché pour lancer un buzz mondial sur le Web. L’artiste contemporain chinois, bête noire des autorités chinoises, se met en scène dans une photo pour dénoncer le recours aux armes à feu. Dans cette image, publiée sur son compte Instagram, Ai Weiwei fait référence à l’actuelle campagne antiterroriste en Chine.

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Coiffée d’un chapeau en paille, on voit Ai Weiwei mettre en joue une cible imaginaire en tenant dans ses mains sa jambe. Son geste contestataire et moqueur a créé l’événement sur la toile, il a été imité et déclin en masse par les internautes à l’échelle mondiale.

« Chacun possède son propre corps, explique Ai Weiwei. Et le corps devient pour chacun un moyen d’expression qui peut servir d’arme et qui peut avoir toute sorte d’interprétation. Il y a évidemment une signification cachée dans cette photo. Elle exprime une sorte de résistance de l’individu envers le pouvoir, voire de l’individu envers la violence. Bien que nous vivions dans une société dont la civilisation se développe relativement rapidement, la violence est omniprésente sous toutes ses formes. Bien sûr, les gens qui reproduisent ce geste, ils mettent chacun une signification différente. Donc je pense que c’est une méthode de création très intéressante. »

Artiste iconoclaste et pacifiste, Ai Weiwei fait passer des messages libertaires à travers ses œuvres d’art et n’hésite pas à critiquer souvent l’omnipotence des forces de sécurité en Chine.

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