Cinéma / 71e Mostra de Venise

«The Cut», une fresque de Fatih Akin sur le génocide arménien

« The Cut » de Fatih Akin.
« The Cut » de Fatih Akin. Gordon Muehle Bombero International

Le cinéaste allemand d’origine turque Fatih Akin est entré en compétition à la 71e Mostra de Venise avec son nouveau film. The Cut se trouve parmi les vingt productions qui briguent le Lion d’or et c’est l’un des films les plus attendus du festival.

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Huit ans, c’est le temps qu’il a fallu à Fatih Akin pour faire aboutir son projet sur le génocide arménien. Un sujet tabou en Turquie, pour lequel le cinéaste a dû affronter de multiples obstacles, entre autres l’impossibilité de trouver un acteur turc pour jouer le personnage principal du film.

C’est donc le Français Tahar Rahim qui incarne Nazareth, un jeune maréchal ferrant, laissé pour mort par l’armée turque en 1915. Lorsqu’il rentre chez lui, il découvre que sa famille a été massacrée, à l’exception de ses deux filles.

The Cut est une ode à la souffrance du peuple arménien. Une fresque à l’ancienne, didactique, mais sans subtilité, très mélodramatique, avec des dialogues et des effets de style appuyés. Ici les Turcs parlent le turc, mais les Arméniens conversent en anglais. Un parti pris très artificiel, mais c’était sans doute le prix à payer pour que le film et grâce à lui, la reconnaissance du génocide arménien, bénéficie d’un rayonnement international. The Cut sera-t-il projeté en Turquie ? Fatih Akin l’espère, mais rien n’est moins sûr.

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