Cinéma / 71e Mostra de Venise

«Loin des hommes», la guerre d’Algérie à la Mostra de Venise

Reda Kateb et Viggo Mortensen dans « Loin des hommes » du Français David Oelhoffen.
Reda Kateb et Viggo Mortensen dans « Loin des hommes » du Français David Oelhoffen. Pathé Distribution

La 71e édition de la Mostra de Venise s’affiche avec une forte dimension politique. Cette année, au plus vieux Festival de cinéma du monde sont abordés des sujets aussi forts que le génocide arménien (The Cut, de Fatih Akin) ou les massacres de communistes en Indonésie (The Look of Silence, de Joshua Oppenheimer). Le Français David Oelhoffen, lui, a présenté avec Loin des hommes un drame situé pendant la guerre d’Algérie, avec Viggo Mortensen et Reda Kateb.

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C’est une odyssée à travers les montagnes de l’Atlas que raconte Loin des hommes. Le film s’inspire d’une nouvelle d’Albert Camus : nous sommes en novembre 1954. Alors que la rébellion gronde dans la vallée, Daru, un instituteur, est chargé d’escorter un paysan algérien, accusé de meurtre, vers la ville la plus proche.

C’est l’acteur Viggo Mortensen qui a appris le français pour incarner Daru, cet homme ordinaire, ce pacifiste, pris dans les tourments de la guerre. « J’aime beaucoup l’écriture de Camus, sa vision du monde et les efforts qu’il faisait en tant qu’homme et en tant qu’écrivain, pour comprendre le monde dans lequel il vivait, pour se comprendre lui-même et pour comprendre les autres. »

Poursuivis par les villageois -qui réclament la loi du sang-, et par des colons revanchards, les deux hommes se révoltent. La guerre d’Algérie est l’arrière-fond du film, mais David Oelhoffen parvient à en faire une histoire universelle, une fable humaniste sur le libre arbitre et la conquête de la liberté.

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