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Culture

Nuit Blanche à Paris, Nuit Noire en Centrafrique

William Daniels a présenté une partie de ses photos prises en Centrafrique lors de la Nuit Blanche 2014 à Paris.
William Daniels a présenté une partie de ses photos prises en Centrafrique lors de la Nuit Blanche 2014 à Paris. William Daniels
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le jour se lève à Paris qui vient de connaître sa 13e Nuit Blanche qui est devenue un événement majeur de l’art contemporain dans l’espace public depuis la première édition en 2002. A Paris, une quarantaine d’artistes en majorité étrangers participaient au « in » pour cette édition. Ce à quoi s’ajoutait le « off ». Parmi les 150 projets présentés, Action contre la Faim (ACF) et le photographe William Daniels en ont profité pour attirer l’attention sur la Centrafrique. Ils ont projeté une fresque-reportage sur les quais de la Seine, en plein cœur de Paris.

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« Nuit Noire, Centrafrique ». C’est le titre qui accompagnait cette nuit le diaporama sur écran géant, et la fresque de photos signées William Daniels, au cœur de Paris. Sur un cliché, un homme hagard sur son lit d’hôpital. Sur un autre, des enfants la tête couverte de bandages, un homme une machette à la main ou encore cette femme dévastée par le chagrin, dans une pièce aux murs nus…

« Cette femme pleure un proche qui a été poignardé dans la nuit, détaille William Daniels, le photographe. Ici sur la fresque et la projection, on a décidé de mettre des images relativement "soft" donc il n’y a quasiment pas de sang, pas de corps… Parce que j’ai beaucoup d’images qui montrent ces choses-là, qui montrent des scènes très violentes, très barbares. Ca m’a vraiment profondément choqué. »

400 000 réfugiés

Le photographe se dit encore hanté par les photos qu’il a pu prendre en Centrafrique au cours de quatre séjours depuis un an. Tout comme Action contre la Faim, qui lui a commandé ce travail, il craint que ce pays ne retombe dans l’oubli.

« Après les violences de 2013-2014, il y avait eu un petit peu de couverture médiatique, concède Alexandre Lecuziat, directeur des opérations d’ACF en Afrique Centrale. C’est sur qu’avec la multiplicité des crises cet été on avait peur effectivement que la République centrafricaine tombe dans l’oubli. Pour nous c’est l’occasion de mettre un coup de projecteur sur cette crise et de rappeler qu’il y a encore énormément de besoins. »

La Centrafrique c’est encore 200 000 personnes déplacées, 400 000 autres réfugiées, des besoins d’urgence et de reconstruction rappelle Action contre la Faim.

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