Grèce / Royaume-Uni

La Grèce relance le dossier des frises du Parthénon

L'avocate Amal Alamuddin-Clooney en compagnie du ministre grec de la Culture, le 15 octobre à Athènes.
L'avocate Amal Alamuddin-Clooney en compagnie du ministre grec de la Culture, le 15 octobre à Athènes. REUTERS/Yorgos Karahalis

La Grèce s'active pour récupérer les frises du Parthénon toujours exposées à Londres. Le Premier ministre Antonis Samaras et le ministre de la Culture ont reçu cette semaine un cabinet d'avocats londoniens pour discuter des recours possibles. Une visite très médiatisée en raison de la présence d'Amal Clooney, tout juste mariée à l'acteur du même nom. Pour l'instant, le gouvernement privilégie une négociation chapeautée par l'Unesco, mais il n'exclut plus de porter l'affaire devant la justice internationale.

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Avec notre correspondante à Athènes, Charlotte Stiévenard

Les trois avocats sont arrivés au musée de l'Acropole sous le crépitement des flashs. Le gouvernement cherche officiellement à récupérer les frises depuis trente ans maintenant. Geoffrey Robertson, le patron du cabinet Doughty Street Chambers, doute qu'une médiation soit suffisante : « Une médiation serait certainement utile, mais le gouvernement n'a montré presque aucun intérêt pour ça. Et c'est le British Museum qui a dit : "Nous ne rendrons jamais les frises". L'étape suivante serait donc d'aller devant une cour internationale ».

Problème du coût

Une étape qui pourrait revenir cher au pays. La question de la rémunération du cabinet a aussi été posée, un sujet sensible en période de crise. Le ministre de la Culture, Costas Tassoulas n'a rien voulu dévoiler : « Pour l'instant, nous ne connaissons pas les frais. Nous n'avons pas signé d'accord avec le cabinet. Nous avons accepté leur soutien de principe, mais nous ferons des annonces plus tard ».

En 2011, le gouvernement avait déjà reçu ce même cabinet d'avocat, mais à l'époque, il avait exclu l'idée d'une procédure judiciaire en pleine crise économique et financière.

Des visiteurs du British Museum devant les frises du Parthénon, le 10 octobre 2014.
Des visiteurs du British Museum devant les frises du Parthénon, le 10 octobre 2014. REUTERS/Yorgos Karahalis

L'ensemble des frises du Parthénon raconte la procession des Panathénées, fête religieuse de la cité antique d'Athènes dédiée à sa déesse protectrice. Emmenés à Londres au début du XIXe siècle par Lord Elgin, alors ambassadeur britannique auprès du gouvernement ottoman, les marbres ont, par la suite, été vendus au British Museum. En 2009, ce musée n'avait  proposé qu'« un prêt » temporaire à Athènes.

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