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Cinéma /France

Le CNC plafonne les cachets pour les stars de cinéma

Couverture du livre « Le cinéma français », de Jean-Luc Douin, publié en octobre 2014 aux éditions de La Martinière.
Couverture du livre « Le cinéma français », de Jean-Luc Douin, publié en octobre 2014 aux éditions de La Martinière. Ed. La Martinière

« Que les gros salaires lèvent le doigt ! » C'était le titre d'un film oubliable de Denys Granier-Deferre et c'est en train de devenir une réalité, en France : le cachet des acteurs de cinéma va être plafonné. Selon plusieurs journaux, le CNC, le Centre national de la cinématographie, a en effet décidé de ne plus accorder d'aides à des films dans lesquels les stars sont trop payées.

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Pour comprendre le mécanisme, il faut savoir qu'en France, le CNC prélève une taxe sur chaque billet de cinéma et que c'est le produit de cette taxe qui sert ensuite à dégager des aides pour d'autres films.

Le système, au départ vertueux, est à la dérive depuis plusieurs années : des super-productions au scénario riquiqui, mais avec des stars très exigeantes, ont perçu des aides, avant de se planter royalement au box-office : Supercondriaque, avec Dany Boon ou Sur la piste du Marsupilami, en font partie...

C'est ce qui a poussé le distributeur Vincent Maraval à publier, en 2012, une tribune au vitriol intitulée Les acteurs français sont trop payés. La profession a organisé des Assises, qui ont débouché sur ce mécanisme de plafonnement.

Concrètement, pour un film au budget de moins de 4 millions d'euros, le salaire le plus élevé ne devra pas dépasser 15 pour cent du coût de production soit 600 000 euros. Et le mécanisme évolue par paliers. Entre 7 et 10 millions d'euros de budget, pas de salaire supérieur à 900 000 euros, sinon, pas d'aide du CNC.

Bien sûr, rien n'empêchera un investisseur privé de financer totalement un film avec des méga-stars au méga-cachet. Mais cela devrait surtout favoriser la participation, l'intéressement des acteurs aux résultats : si le film marche, ils sont bien payés, sinon, leur salaire sera réduit. Une pratique courante aux États-Unis.

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