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France / Festival de la BD d'Angoulême

Riad Sattouf décroche le Fauve d'or à Angoulême

La couverture de la bande dessinée de Riad Sattouf : L'Arabe du futur.
La couverture de la bande dessinée de Riad Sattouf : L'Arabe du futur. Allary Editions
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le Festival international de la bande dessinée d'Angoulême s'est clôturé ce dimanche soir avec la cérémonie de remise des prix. Un Prix de la liberté d'expression, créé cette année, a été remis à Charlie Hebdo. Il récompensera dès l'année prochaine les auteurs qui luttent contre la censure. Quant au Fauve d'or du meilleur album, il a été remis à Riad Sattouf, pour L'Arabe du futur.

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« C'est l'album qui a été le plus difficile à réaliser », dit-il. Riad Sattouf raconte, dans L'Arabe du futur, sa petite enfance dans la Libye de Kadhafi puis dans la Syrie d'Hafez el-Assad, dans les années 1980, en suivant son père, un Syrien fanatique du panarabisme, et sa mère, Française originaire de Bretagne. Une histoire très personnelle, intime, qui pointe les contradictions familiales et les dérives idéologiques de son père.

C'est la deuxième fois que Riad Sattouf est récompensé par le Fauve d'or. Il y a cinq ans, il recevait ce prix pour son album Pascal brutal, parodie d'un « beauf » qui carbure à la testostérone. Riad Sattouf aime donc multiplier les registres, mais aussi les supports : il a réalisé au cinéma Les beaux gosses, publié nombre d'albums BD, dont Retour au collège, et livré chaque semaine pendant neuf ans un « comics trip » de quelques cases, Vie secrète des jeunes, dans Charlie Hebdo. En réponse aux événements du 7 janvier, Riad Sattouf se fixe comme objectif de continuer à dessiner. « C'est, dit-il, la chose la plus importante à faire ».

Le festival d'Angoulême s'était ouvert jeudi avec la prise de parole fiévreuse de Jean-Christophe Menu, lors de la remise d'un Grand Prix spécial à Charlie Hebdo. Il s'est clôturé dimanche soir avec le discours du dessinateur Blutch, très digne, teinté de colère et de deuil, au moment où il allait chercher, au nom de Charlie Hebdo, le nouveau Prix de la liberté d'expression.

Le palmarès de dimanche soir a par ailleurs été un sans-faute : Les Vieux Fourneaux, bande dessinée mettant en scène un trio de retraités qui n'ont rien perdu de leur gouaille, a reçu le Prix du public. Le palmarès a récompensé deux « pépites » à découvrir : Building Stories, livre-objet très ambitieux de l'Américain Chris Ware, et Yékini, le roi des arènes, de Lisa Lugrin et Clément Xavier, qui jettent la lumière sur le sport le plus populaire du Sénégal : la lutte.

Écouter Riad Sattouf, lauréat du Grand Prix du festival d’Angoulême

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