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Culture

L’art français du jeu vidéo

Black Sparrow, Aramis Stilton, ( Arkane Studios, Dishonored 2). Exposé dans « L'Art dans le jeu vidéo, l'inspiration française », exposition au musée des arts ludique à Paris.
Black Sparrow, Aramis Stilton, ( Arkane Studios, Dishonored 2). Exposé dans « L'Art dans le jeu vidéo, l'inspiration française », exposition au musée des arts ludique à Paris. DR
Texte par : Grégoire Sauvage
3 mn

Près de 800 œuvres, dessins préparatoires, croquis, peintures, installations... vous attendent dans la première grande exposition au monde consacrée à «  L'Art dans le jeu vidéo ». Avec le sous-titre « l'inspiration française », le musée des arts ludique à Paris montre son ambition : mettre en lumière l’excellence des studios français dans ce domaine. Un secteur qui peine encore à être reconnu comme un art à part entière.

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Avant le jeu, il y a le dessin. Avant l'ordinateur, la main d'un artiste. C'est tout le propos de l'exposition L'art dans le jeu vidéo qui nous fait découvrir une impressionnante collection d'artworks : ces œuvres préparatoires qui servent de matrice au monde virtuel dans lequel le joueur va évoluer.

L'intention graphique dans le jeu vidéo

« Ces artworks sont des étapes clés qui sont peintes et dessinées par les artistes, explique Jean-Jacques Launier, le fondateur du Musée des arts ludiques. Ce sont des séquences qui ne se suivent pas nécessairement, mais dans lesquelles le joueur passera à un moment ou un autre. Ces séquences donnent donc toute l’intention graphique : la lumière, le climat, l’ambiance, l’intensité dramatiques. Les équipes qui vont développer les personnages, les séquences, le décor… vont finalement travailler autour d’une peinture. »

Les Lyonnais d'Arkane Studios sont même allés plus loin en sculptant les visages des personnages de Dishonored 2, jeu d'action se déroulant dans une Angleterre victorienne imaginaire.

Les traces de l'artiste

« On est face à des sculptures en argile, avance Jean-Jacques Launier. On y voit même le toucher, la main, les doigts, les traces de l’artiste. Beaux-arts Magazine comparait ces personnages incroyables même à des œuvres de Géricault. C’est vrai, ce sont des personnages caricaturaux, mais vraiment très impressionnants. Il y a un véritable travail artistique majeur pour leur donner une crédibilité. Quand on est immergé dans le jeu et quand on les voit arriver, on voit leurs caractéristiques. »

De l'univers futuriste de Remember Me à la féérie colorée de Child of Light, en passant par la reconstitution minutieuse du Paris de la Révolution avec Assassin's Creed, l'exposition révèle tout l’héritage culturel qui inspire l'école française du jeu vidéo. « Il est important de montrer aux gens que le jeu vidéo ou le divertissement ne vient pas de nulle part. Cela vient de ces grands artistes du 19e siècle : Gustave Doré, Honoré Daumier, des gens qui racontent des histoires. Il y a des villes d’art, de sculptures, de peintures. Il y a une vraie tradition et on la retrouve forcément en bande dessinée et en animation. En animation, on était et on est toujours le troisième pays au monde. »

Le meilleur moyen de raconter des histoires

Dessin, peinture, musique, écriture, interactivité, pour Jean-Jacques Launier, pas de doute, le jeu vidéo est bien un art et même un art total, figuratif et narratif. Selon lui, le meilleur moyen aujourd'hui de raconter des histoires.

« Remember Me » (Dontnod Entertainment, 2013).
« Remember Me » (Dontnod Entertainment, 2013). DR

► Lire aussi : « Playtime », le jeu vidéo, un art de son temps, RFI, 20/12/2013

► L'art dans le jeu vidéo, l'inspiration française, jusqu’au 6 mars 2016 au musée des arts ludiques à Paris.

 

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