Nuit des musées

Musées: quand le photographe Seydou Keïta s’expose au rythme du groove malien

Seydou Keïta, sans titre, 1949. Tirage argentique moderne. 50 x 60 cm. Paris, Collection Fondation Cartier pour l'art contemporain.
Seydou Keïta, sans titre, 1949. Tirage argentique moderne. 50 x 60 cm. Paris, Collection Fondation Cartier pour l'art contemporain. Seydou Keïta / SKPEAC / courtesy CAAC – The Pigozzi Collection

Le photographe malien Seydou Keïta est à l'honneur du 31 mars au 11 juillet 2016 au Grand Palais. Samedi, pour la Nuit européenne des musées, les visiteurs ont pu admirer l’œuvre du photographe africain au rythme des musiques du groupe Debademba.

Publicité

La rencontre était improbable, mais elle fut très sympathique aux yeux et aux oreilles de beaucoup de visiteurs. D’un côté le groove malien du groupe Debademba – ‘La grande famille’ en bambara – de l’autre les clichés en noir et blanc signés Seydou Keïta. Et au milieu le public du grand Palais se promène. « C’est très original. Ça change du classique parcours du musée », s’exclame un des visiteurs. « Parcourir une exposition avec un concert, c’est une très bonne idée », reconnaît un autre.

Décédé en 2001, à l’âge de 80 ans, Seydou Keïta, un des pères de la photographie africaine, est considéré comme l’un des meilleurs portraitistes du XXe siècle. Toute son œuvre connue date entre 1948 et 1962, avant et juste après l’indépendance du Mali, ancien Soudan français.

Apprécier le travail de Seydou Keïta sur fond de groove malien, c’est comme avoir la « bande son des photos qui sont muettes », résume joliment une visiteuse.

Le groupe Debademba lui est né de la rencontre entre le guitariste et soliste Abdoulaye Traoré, Burkinabé, et le chanteur originaire du Mali Mohamed Diaby.

Pour le directeur des publics du Grand Palais Vincent Poussou, le cocktail musique et art fonctionne sans problème. « La musique fait venir un public amateur de culture musicale. La musique parle au corps plus directement que les œuvres d’art plastique. Quand on regarde l’exposition de Seydou Keïta qui se remplit, on voit qu’on a un public qui est en partie différent. Mais ici c’est la diversité, l’ouverture… Et c’est ça que nous essayons de faire dans la Nuit des musées : des concerts, des fêtes » qui permettent de s'échapper du quotidien.

Je connais le travail de Seydou Keïta, justement. Et j’adore ! D’écouter ça, ça enrichit. C’est la bande son des photos qui sont muettes.

Ecoutez le reportage de notre envoyé spécial au Grand Palais

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail