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Danse / Afrique / Burkina Faso

«Danse l’Afrique Danse» au Burkina Faso

Après la triennale « Danse, l’Afrique Danse », « Le cri de la chair », du chorégraphe burkinabè Seydou Boro, sera présenté aussi le 18 mars 2017 à la Biennale de danse du Val de Marne.
Après la triennale « Danse, l’Afrique Danse », « Le cri de la chair », du chorégraphe burkinabè Seydou Boro, sera présenté aussi le 18 mars 2017 à la Biennale de danse du Val de Marne. © Laurent Philippe
Texte par : Muriel Maalouf
17 mn

D’abord biennale puis triennale, cela fait 20 ans maintenant que le festival « Danse l’Afrique Danse » rassemble chorégraphes et danseurs contemporains africains. Un festival initié par la France, mais qui se déroule à chaque fois en partenariat avec les infrastructures des pays qui l’accueillent. Après Antananarivo, Tunis, Johannesburg, Luanda, Bamako, c’est à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso que s’est tenue la 10e édition du festival au mois de novembre 2016, rassemblant une trentaine de compagnies du continent et un bon nombre de programmateurs et professionnels d’Europe, mais aussi des États-Unis et d’Amérique du Sud. Une édition anniversaire sous le signe de « La mémoire et de la transmission » dans l'une des villes africaines qui fait la part belle à la danse contemporaine. La capitale burkinabè jouit d'un centre de développement chorégraphique qui fête aussi ses dix ans et d'une école réputée dans le continent africain.

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« Que vous soyez artistes, danseurs, chorégraphes, professionnels de la danse, programmateurs, journalistes, tout simplement amateurs de la danse, soyez les bienvenus au pays des femmes et hommes intègres. »

Devant un parterre hétéroclite en plein air, Irène Tassembédo, la coordinatrice du festival, accueille un public varié : enfants surexcités, amateurs de danse, officiels, programmateurs occidentaux encore étourdis par le voyage.

La soirée d'ouverture sera à la mesure de l'ampleur de l'histoire de la danse au Burkina Faso. Une parenthèse dans le festival dédié à la chorégraphie contemporaine où Irène Tassembédo, fondatrice d'une école de danse à Ouagadougou, déploiera tout le répertoire dansé de son pays : gestuelles traditionnelle et moderne confondues, mais aussi morceaux de bravoure où la performance relève parfois de l'art du cirque dans des numéros de contorsionnistes.

« La Termitière » 

Nous sommes au Centre de développement chorégraphique La Termitière, fondé par les chorégraphes Salia Sanou et Seydou Boro, directeurs artistiques de cette 10e édition de Danse l'Afrique Danse qui met l'accent sur la mémoire. « Nous avons voulu montrer des pièces du répertoire, raconte Salia Sanou, parce que c’est important aujourd’hui pour les jeunes de savoir un peu l’histoire de la danse, des créations, l’histoire de la danse contemporaine en Afrique, d’où la reprise par de jeunes chorégraphes des pièces qui ont été proposées il y a 15 à 17 ans ».

Cinq pièces qui ont marqué l'histoire de la danse contemporaine africaine ont ainsi été représentées en cette édition et transmises à une jeune génération de danseurs. On a pu revoir avec délices le solo Gula Bird du Sud-Africain Vincent Mantsoé, drôle d'oiseau qui semble prêt à s'envoler comme par magie sous nos yeux et première pièce primée du Festival datant de 1995.

Le principe de la transmission

Ti Chelbé de Kettly Noël fait aussi partie du répertoire de danse en Afrique. La chorégraphe haïtienne installée à Bamako met en scène le rapport de force dans un couple où la femme, à la limite de la folie, est interprétée cette fois par la jeune Tunisienne Oumaïma Manaï, selon le principe de la transmission voulue dans cette édition :

Kettly : « Viens t’asseoir… là. »

Oumaïma : « Merci… »

Kettly : « Vous vous êtes bien débrouillés quand même pour des gens qui n’ont pas répété et qui ne connaissent pas l’espace. Viens parler avec nous … »

RFI : Ça vous fait quoi d’avoir interprété ce rôle phare de la danse ?

Oumaïma : « Ce n’est pas évident d’interpréter Kettly Noël [rires], mais c’est quelque chose d’adapter cette danse-là, cet univers-là, avec mes propres moyens ».


RFI : Kettly, qu’est-ce que vous avez donné comme recommandations à Oumaïma pour interpréter ce rôle ?

Kettly : « Je n’ai pas eu à recommander quoi que ce soit, j’ai eu tout simplement à lui raconter un petit peu l’histoire. Après elle se fabrique son personnage à l’intérieur de tout cela ».

Oumaïma : « C’est vrai que je porte un répertoire et ça, c’est une vraie responsabilité parce que porter quelque chose qu’elle a dansé plusieurs fois pendant plusieurs années… ».

RFI : Vous l’aviez vu ?

Oumaïma ; « Je l’ai vu il y a dix ans et je me rappelle très bien de ce spectacle. Le jour où Kettly m’a parlé et m’a proposé de venir danser cette pièce-là, j’étais émue parce que c’est une pièce qui m’a marquée il y a dix ans ».

Après la triennale « Danse, l’Afrique Danse », « Du désir d'horizons », du chorégraphe burkinabè Salia Sanou sera aussi présenté le 5 mai à Annecy, à la Bonlieu Scène nationale et le 13 mai en Guadeloupe, à l’Archipel Scène nationale.
Après la triennale « Danse, l’Afrique Danse », « Du désir d'horizons », du chorégraphe burkinabè Salia Sanou sera aussi présenté le 5 mai à Annecy, à la Bonlieu Scène nationale et le 13 mai en Guadeloupe, à l’Archipel Scène nationale. © Laurent Philippe

L’École des Sables de Germaine Acogny

Germaine Acogny, 72 ans, est la doyenne du festival. Les artistes l'appellent « maman » à Ouaga. Elle est toujours sur scène dans Mon élue noire, qui revisite le Sacre du printemps de Stravinsky. Elle a aussi formé plusieurs générations de danseurs dans son École des Sables, qu’elle a fondée au sud de Dakar. Une école contemporaine, mais bien enracinée dans la culture africaine : « La danse traditionnelle est l’élément vital de la danse contemporaine. Donc il fallait connaître ces danses matrimoniales. On avait 40 danseurs de 24 pays d’Afrique. Le cours le plus important, c’était qu’on demandait à chaque danseur d’apporter un pas de danse, l’apprendre aux autres, et aussi l’histoire de cette danse, dans quelle circonstance on la dansait. Et ça faisait toute une base de données pour la danse contemporaine d’aujourd’hui. C’est très important qu’on sache d’où l’on vient pour pouvoir aller vers l’avenir ».

Un formatage des œuvres ?

Le festival Danse l'Afrique Danse, créé et toujours financé par la France, a évolué toutefois depuis 20 ans. Le concours a été supprimé et des résidences artistiques ont émergé permettant à de jeunes créateurs de mûrir leur travail avant de se confronter aux feux de la rampe. Peu à peu la manifestation s'est appuyée sur des acteurs locaux, artistes et structures. C'est en tout cas le travail que tente de mener Sophie Renaud, directrice des échanges et coopérations artistiques à l'Institut français, la branche culturelle des ministères des Affaires étrangères :

« Je crois que ce qui a été peut-être au démarrage de toute cette histoire, une question qui était un peu au cœur des préoccupations de chacun, à savoir pour qui ces artistes créaient. Est-ce qu’il n’y a pas un formatage des œuvres à destination de l’Occident ? Ces questions sont aujourd’hui tout à fait dépassées. Avec l’histoire, il y a tout simplement des figures africaines qui ont marqué esthétiquement par leurs œuvres. Ces œuvres ont contribué à faire que les modèles, si modèles il doit y avoir, on peut les trouver auprès de soi et on n’est pas obligés d’aller les cherches en Occident ».

RFI : Qu’est-ce qu’on voit là ?

Delphine : « Je pense qu’on est au Shrine, la boîte de nuit que Fela Kuti avait à Lagos et qui existe toujours, dans laquelle ils jouaient tous les soirs et dansaient ses 40 femmes ».

Chaque morceau, un affront à un ordre établi

Pour le chorégraphe Serge Aimé Coulibaly, Fela Kuti, le père de l'afrobeat nigérian est un modèle. Sa musique, sa vie ont nourri sa dernière création Kalakuta Republic. La pièce a déjà conquis les programmateurs et sera notamment à l'affiche du festival d'Avignon cet été. « Fela, ça représente la liberté, affirmeSerge Aimé Coulibaly. Fela, ça représente une forme de pensée qui n’est pas aliénée d’une mauvaise manière, c’est-à-dire qu’on est tous un peu aliénés culturellement. Mais Fela, pour moi, c’est quelqu’un qui a osé toute sa vie affronter une réalité politique qui n’allait pas avec la réalité de la vie de ses citoyens. Quand tu prends l’œuvre de Fela, chaque morceau, c’est un affront à un ordre établi. Fela Kuti, c’est l’exemple de ce que devrait être un artiste aujourd’hui dans nos pays en Afrique ».

Ainsi Serge Aimé Coulibaly a fait revivre sur scène le bar culte de Fela où art et politique faisaient bon ménage. D'ailleurs la politique est au cœur du travail du chorégraphe. Sa pièce précédente Nuit Blanche à Ouagadougou, appel à une révolte populaire, a été présentée en 2014 quelques jours avant le soulèvement du peuple burkinabè et le départ de Blaise Compaoré. Un vrai travail prémonitoire.

« Kombibissé », une comédie musicale africaine chorégraphiée par Irène Tassembédo, avec 11 danseurs, 3 acrobates, 6 chanteurs, 3 choristes, 9 musiciens.
« Kombibissé », une comédie musicale africaine chorégraphiée par Irène Tassembédo, avec 11 danseurs, 3 acrobates, 6 chanteurs, 3 choristes, 9 musiciens. © Rasca production

Le ras-le-bol d’une image du corps

Parmi les bijoux présentés au festival Danse l'Afrique Danse, beaucoup de pièces sont signées par des femmes. Métamorphose de la Malgache Judith Olivia Manantenasoa est un solo, une mise à nu intime et audacieuse. La jeune Gabonaise Kaisha Essiane assume elle, dans XXL, son corps bien en chair avec grâce et puissance : « Un jour, j’ai passé une audition et je suis arrivée il y avait plein de danseurs. Je me suis tirée. Il y a des danseurs qui sont venus me demander, qu’est-ce que je fais là ? Et c’est à ce moment-là que ça a déclenché cette envie d’exprimer ce ras-le-bol d’une image qu’on a un peu du corps, qui parfois peut créer des blocages. J’ai voulu l’exprimer sur scène ».

« Notre corps dans l’espace »

Oumaïma Manaï s'est aussi imposée avec sa pièce Nitt 100 limites. La danseuse, seule sur scène, avec pour seul partenaire le fil de fer. Tantôt clôture de barbelé évoquant des camps de migrants, tantôt vêtement qui emprisonne le corps : « Je suis Tunisienne, arabo-musulmane, et on a certaines traditions et certaines religions qui limitent forcément un peu le corps ou notre corps dans l’espace. Mais pas que ça en fait. Si on a envie d’être libre dans le corps, on peut l’être, même s’il y a des causes qui limitent un petit peu. Ce que j’ai adoré dans cette pièce, c’est de jouer sur les deux, sur l’emprisonnement et toutes ces choses-là, puis sur la mode, la robe en fer, le foulard en fer ».

RFI : C’est vrai que par moments, ça ressemble à de la haute couture ?

« Oui, exactement. C’était un double jeu, un peu dans la haute couture et dans le personnage et la posture, et une autre forme dans la bagarre, dans le défi de tous les jours ».

« Je rêve d’être au plus proche des gens »

Profondément politique aussi la pièce Toi et Moi des Tunisiens Aïcha M'Barek et Hafiz Dhaou. Sous le vrombissement des hélicoptères,  réminiscences du Printemps arabe à Tunis, les chorégraphes nous font voir un duo de toute beauté où le corps dans ses moindres tensions vibre d'humanité. Stéphanie Pignon et Amala Dianor y sont de remarquables interprètes. Un des moments forts du festival.

« Ce dont je rêve, c’est de pouvoir être au plus proche des gens encore et de montrer à certaines personnes qui vivent d’une part ou d’une autre du continent, peu importe que ce soit à Lyon, en France ou ailleurs, que ce soit en Tunisie ou dans le monde arabe, à Beyrouth, en Syrie ou au Maroc, ou même là en Afrique subsaharienne, c’est de montrer qu’on est liés par une histoire commune, remarque Hafiz Dhaou. Et ce qui fait liaison, c’est notre corps. Les plus grandes dictatures détruisent les corps. La doctrine de la mort aujourd’hui détruit les corps. Et nous, on essaye de reconstruire un corps, un corps vibrant, un corps poétique et en même temps très politique ».

« Ankata », « allons-y »

Aïcha M'Barek et Hafiz Dhaou vivent entre Lyon et Tunis. Serge Aimé Coulibaly a un pied à Bruxelles et l'autre à Bobo-Dioulasso. Une assise dans son pays d'origine, une autre dans le Nord est la recette pour survivre pour ces artistes. Et pourtant ils se battent pour exister chez eux dans des structures locales.

« Quand on regarde la création contemporaine en Afrique, elle est à 95% financée par l’Europe, résume Serge Aimé Coulibaly. Et moi d’abord, dans un premier temps, je voulais créer quelque chose avec mes moyens, à moi, pour participer vraiment à booster d’autres jeunes. Il y a cet espace-là qui a été créé. L’espace s’appelle Ankata (littéralement, « allons-y »). C’est à Bobo-Dioulasso. Ce n’est pas seulement la danse, c’est aussi le théâtre et la musique. Et même, il y a un pôle arts plastiques qui va se mettre en place. Du coup, avec cet espace-là, je cherche aussi à résoudre la question du financement ».

RFI : Car le festival Danse l’Afrique Danse est financé par la France ?

Voilà c’est ça et c’est tout le problème. Donc on ne peut pas attendre toujours que les autres financent les choses pour nous. Pour moi, je trouve que nos populations ont les moyens, en tout cas certains ont les moyens, mais n’ont pas les moyens d’investir dans l’art. Ils n’ont pas les moyens d’investir dans l’art parce qu’ils ne savent pas ce que ça leur apporte. Donc Ankata a été créé dans un quartier résidentiel neuf, avec une population neuve. Et il y a tout un travail avec la population pour les sensibiliser à la création contemporaine. Puis je fais tout un travail aussi avec les boutiquiers du quartier, tous les amis entrepreneurs que je connais.

«Minkang», la pièce interprétée par les 5 danseurs de la Cie X-Trem Fusion (Cameroun), un mélange de hip-hop, de danses africaines et d’inventivité hors de tout label, sera présentée aussi les 24 et 25 février à la Cité de la Danse, Le Triangle, à Rennes.
«Minkang», la pièce interprétée par les 5 danseurs de la Cie X-Trem Fusion (Cameroun), un mélange de hip-hop, de danses africaines et d’inventivité hors de tout label, sera présentée aussi les 24 et 25 février à la Cité de la Danse, Le Triangle, à Rennes. © Franck Belloeil

« Simply the best »

J’organise aussi un festival qui s’appelle Simply the best, c’est un concours. L’année passée, c’était juste centré sur le Burkina Faso, cette année c’est l’Afrique de l’Ouest. Et on a sélectionné 7 personnes qui vont aller concourir à Bobo-Dioulasso le 15, 16, 17 février. Là je travaille avec vraiment plusieurs opérateurs économiques de la ville de Bobo-Dioulasso et de Ouagadougou. J’essaye aussi de voir un peu en Afrique de l’Ouest. Je fais un panneau un peu comme les Oscars, on prend les photos, il y a Facebook et l’image part très vite.

Donc tous ces boutiquiers peuvent avoir les noms derrière, diffusés, repris par les trajets, les danseurs de l’Afrique de l’Ouest, par plein de gens. Et à Bobo-Dioulasso, j’explique ce qu’est la création contemporaine pour que les jeunes n’aient pas l’air idiots parce qu’on a l’impression qu’il faut avoir fait Sciences Po pour comprendre le truc. C’est accessible à tout le monde ».

Salia Sanou a créé le Centre de développement chorégraphique La Termitière il y a 10 ans dans le quartier populaire de Samandin : « Le CDC est dans un environnement dans un quartier populaire. Grâce au CDC, grâce à la présence de cette infrastructure, le quartier revit, l’environnement revit. C’est un endroit abandonné, livré à lui-même, un nid de délinquance. Aujourd’hui, ce quartier revit. Tout autour, il y a toute une économie parallèle qui s’est mise en place. Oui, nous pensons que nous sommes quelque part vecteurs de développement local, terrien pour permettre à la population de se sentir mieux ».

La culture génératrice de richesse en Afrique, mais les pouvoirs publics ne la soutiennent pas pour autant. L'État offre au CDC l'électricité et l'eau, mais tout le financement du centre chorégraphique est assuré par l'Europe et surtout la France.

« Une très belle aventure collective »

Sophie Renaud de l'Institut français fait le point sur cette 10e édition de Danse L'Afrique Danse : « C’est d’abord une très belle aventure collective, au-delà de l’initiative qui est celle de l’Institut français. Elle est portée par tous ses acteurs sur le continent africain. Donc le travail et l’engagement au quotidien donnent vie et donnent sens au travail qu’on poursuit avec énergie et acharnement pour faire exister la danse contemporaine de manière plus visible sur le continent africain. Mais mon rêve serait que, enfin, 20 ans après dans les pays traversés par Danse l’Afrique Danse, les autorités prennent enfin conscience de l’importance de la culture pour la société, mais aussi de la force que peut avoir la danse sur le continent africain.

On le voit : les salles sont pleines. Il y a un public fort, il y a un public extrêmement varié, divers. Je pense que ça peut être un outil, c’est un outil dont les politiques devraient se saisir davantage. En tout cas, c’est un art qui doit être accompagné. C’est regrettable de constater que, après toutes ces années, toutes les énergies dépensées par les uns et les autres sur le continent, il n’y ait pas plus d’accompagnement public pour la culture bien sûr globalement, mais pour la danse en particulier ».

Quant à Irène Tassembédo, directrice de l’École de danse internationale Irène Tassembédo (Édit), elle « pense que les ressources existent vraiment, mais c’est dans la distribution de ces ressources qu’il manque un équilibre. C’est vrai qu’on dit que la santé, c’est une priorité, on dit que l’éducation c’est une priorité, mais ce que nous faisons à l’école Édit, il y a tout cela : il y a la santé, qui fait travailler son corps à une meilleure hygiène de vie, il y a la santé dedans ; l’éducation, les gens ne dansent pas qu’avec leurs pieds, ils dansent aussi en utilisant leur tête ; on leur donne une culture générale. Tout cela fait partie. Mais on pense toujours qu’on s’amuse. Donc du coup, on ne nous prend pas tellement au sérieux. Ça change, mais ce n’est pas encore au niveau ».

« Metamorphose », de la chorégraphe malgache Judith Olivia Manantenasoa.
« Metamorphose », de la chorégraphe malgache Judith Olivia Manantenasoa. © Bary Malandimongoloo

Ecouter le Grand Reportage sur la triennale « Danse l’Afrique Danse ».

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