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France / Médias

David Thomson, journaliste de RFI, lauréat du prix Albert-Londres

Les lauréats du prix Albert-Londres: Samuel Forey du «Figaro», David Thomson journaliste à RFI, Tristan Waleckx et Matthieu Renier journalistes à France 2, à Paris, le 4 juillet 2017.
Les lauréats du prix Albert-Londres: Samuel Forey du «Figaro», David Thomson journaliste à RFI, Tristan Waleckx et Matthieu Renier journalistes à France 2, à Paris, le 4 juillet 2017. Eric FEFERBERG / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le prix Albert-Londres, qui récompense chaque année les meilleurs grands reporters, a décerné le prix du meilleur livre au journaliste de RFI David Thomson pour son ouvrage Les Revenants qui s’intéresse aux jihadistes revenus en France après avoir combattu en Irak ou en Syrie. Les journalistes Samuel Forey, pour ses reportages dans Le Figaro, le Tristan Waleckx et Matthieu Rénier, pour leur portrait de Vincent Bolloré diffusé sur France 2 ont également été récompensés.

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C’est la première fois que le prix Albert-Londres du Livre est attribué. Il récompense une enquête produite et publiée par un pure-player indépendant (Les Jours) avant que celle-ci ne devienne un livre : Les Revenants. Le jury a tenu à saluer un « éclaireur, qui a fait preuve de courage, de persévérance, d'audace et d'une formidable intégrité », « toujours à bonne distance de ses sources, dans un univers difficile et dangereux ». Dans son ouvrage, David Thomson explore les processus de radicalisation grâce à une série d’entretiens menés sur plus de six ans, principalement en Tunisie.

De son côté, David Thomson, journaliste à RFI, parle d’un sujet « qui s’est imposé à moi », un sujet « très lourd et très difficile à porter ». Il a en effet reçu de nombreuses menaces suite à la parution de son livre déjà vendu à plus 40 000 exemplaires. « Si c’était à refaire, je le referais », précise pourtant David Thomson qui a choisi d’arrêter de travailler sur le jihadisme pour se consacrer à d’autres sujets.

Samuel Forey récompensé du prix presse écrite

Cette 79e cérémonie du prix Albert-Londres était dédiée à Stephan Villeneuve, Véronique Robert et Bakhtiyar Addad, les trois journalistes tués par une mine à Mossoul le 19 juin dernier. Et c’est leur camarade duFigaro Samuel Forey, blessé lors de ce drame, qui a reçu la prestigieuse récompense dans la catégorie presse écrite pour son traitement de la bataille de Mossoul depuis l’automne 2017.

Le jury a vu dans l’homme de 36 ans « un courage et un sens du terrain évidents, une justesse de regard et une écriture d’une vivacité, d’une tendresse et d’un humanisme qui le classent à l’évidence dans la lignée d’Albert-Londres », précise la présidente Annick Cojean.

Tristan Waleckx et Matthieu Rénier ont, eux, remporté le prix dans la catégorie audiovisuelle grâce à leur documentaire «Vincent Bolloré, un ami qui vous veut du bien ? », diffusé dans Complément d’Enquête sur France 2 et qui enquête sur les affaires du milliardaire, notamment au Cameroun. Un sujet plus délicat qu’il n’y paraît. Le jury a apprécié « la rigueur de ce travail qui illustre l’indépendance et l’audace de la télévision de service public en matière d’investigation ».

De leur côté, les deux réalisateurs se sont empressés de remercier Vincent Bolloré pour la publicité qu’il leur a faite. Depuis, la diffusion du documentaire, l’homme d’affaires les a en effet attaqués trois fois en justice, il réclame – entre autres - 50 millions d’euros pour préjudice.

Par Nathan Chaudet

 

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