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France

L'Académie française entrouvre la porte à la féminisation de la langue

L'Académie française devrait aller vers une plus grande féminisation des titres, fonctions et grades.
L'Académie française devrait aller vers une plus grande féminisation des titres, fonctions et grades. RFI/Pierre René-Worms
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La féminisation de la langue fait l'objet d'un débat passionné en France depuis quelques semaines. L'Académie française a récemment dit tout le mal qu'elle pensait de l'écriture inclusive. Avant même que le Premier ministre en bannisse l'usage cette semaine dans les textes officiels, les « immortels » avaient dénoncé « une aberration » et « un péril mortel » pour la langue française. En revanche, la vénérable Académie serait prête à revoir sa position sur la féminisation des titres, fonctions, grades et des noms de métier.

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L'Académie française a jusqu'ici toujours refusé de féminiser les titres, les fonctions, etc.

Il y a quinze ans, quand le gouvernement de Lionel Jospin avait souhaité pouvoir écrire madame « la » maire, ou madame « la » ministre, les « immortels » avaient catégoriquement refusé.

Dans la pratique pourtant, ces usages se sont répandus, chacun faisant un peu ce qu'il veut. Des noms de métiers se sont aussi féminisés, comme avocate ou procureure au féminin.

Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuelle de l'Académie française, reconnaît en substance qu'il va falloir prendre la mesure de ces modifications de la langue entraînées par les évolutions de la société.

Dans un courrier au président de la Cour de cassation, l'historienne aurait promis que les académiciens se pencheraient à nouveau sur la féminisation des titres, fonctions et métiers d'ici la fin de l'année.

Cette concession de la vénérable institution arrive en pleine tourmente sur l'écriture inclusive. Un type d'écriture inventé de longue date par des féministes et en vogue aujourd'hui.

Il consiste notamment à inclure le féminin dans les noms, entrecoupé de points, pour ne plus écrire par exemple les auditeurs de RFI, mais les auditeu.rice.s de RFI. Une « aberration » aux confins de l'illisibilité pour les académiciens, qui ont même dénoncé un péril mortel pour le français.

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