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Culture / Biennale Paris 2018

Biennale Paris 2018: la plus belle œuvre d’art est un plat portugais

Le plus bel objet de la Biennale Paris 2018, un plat portugais du XVIe siècle. Diam.: 25,8 cm. Cuivre doré et émaillé. A la galerie São Roque.
Le plus bel objet de la Biennale Paris 2018, un plat portugais du XVIe siècle. Diam.: 25,8 cm. Cuivre doré et émaillé. A la galerie São Roque. Siegfried Forster / RFI

Plus de 40 000 visiteurs sont attendus jusqu’au 16 septembre pour découvrir « le plus beau musée éphémère » de la capitale française au Grand Palais. La Biennale est réputée pour présenter les plus belles œuvres d’art au niveau international, réunir les plus grands et les plus riches collectionneurs de la planète et de donner le signal de la rentrée artistique. Entretien avec Mathias Ary Jan, président du Syndicat National des Antiquaires (SNA) et président de la Biennale Paris 2018.

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RFI : Quel objet exposé pourrait représenter l’esprit de cette 30e édition de la Biennale Paris 2018 ?

Mathias Ary Jan : Cette année, nous avons créé un prix spécial qui récompense et symbolise le plus bel objet de la Biennale. C’est un plat portugais, en cuivre doré et émaillé, unique au monde, du XVIe siècle, que vous pouvez découvrir à la galerie São Roque. [Cliquez sur le triangle dans l’image principale pour écouter les explications du galeriste portugais Mário Roque de la galerie São Roque, ndlr].

Cette année, 62 galeries sont présentes dont un tiers vienne de l’étranger. Vous voulez attirer plus de galeries et de collectionneurs étrangers. Comment allez-vous faire ?

Nous jouissons d’une extraordinaire image à l’étranger. Nous avons eu un dîner de gala exceptionnel qui a réuni plus de 750 personnes. Et lors de ce dîner, plus que la moitié venait de l’étranger, des États-Unis, de toute l’Europe… La Biennale Paris 2018, dans l’écrin du Grand Palais, un lieu unique au monde, suscite un engouement et fait partie des références du monde de l’Antiquité et des galeries de l’art. L’événement marque la rentrée artistique au niveau international.

Mathias Ary Jan, président du Syndicat National des Antiquaires (SNA) et président de la Biennale Paris 2018.
Mathias Ary Jan, président du Syndicat National des Antiquaires (SNA) et président de la Biennale Paris 2018. Siegfried Forster / RFI

En se promenant dans les galeries présentes à la Biennale Paris, on peut découvrir aussi des objets d’art africains. Et Christopher Forbes, le président américain de la Commission de sélection, a invité également des collectionneurs africains à venir au Grand Palais. Quelle est la relation de la Biennale avec l’Afrique ?

Nous sommes ouverts sur le monde, et sur l’Afrique et sur l’Asie. La Biennale est un événement international. C’est un musée éphémère et unique au monde. Avec l’Afrique, nous essayons de développer nos relations. Et juste au moment de la Biennale Paris aura lieu à Paris aussi le Parcours des mondes [dédié aux arts premiers et en particulier aux arts africains, ndlr], donc notre rôle n’est pas d’être un Parcours des mondes, puisque l’événement existe déjà. Mais, il est important pour nous de montrer que la Biennale est la diversité où vous pouvez passer d’un stand avec des objets africains à un stand avec des objets asiatiques ou à un stand avec des tableaux hollandais.

L’internet et les réseaux sociaux comme Instagram bouleversent aussi le marché de l’art. Comment la Biennale réagit à cela ?

Justement, elle réagit. Par exemple, j’ai voulu l’annualisation de l’événement. J’ai considéré qu’attendre tous les deux ans, c’était un temps trop long dans un monde qui bouge en permanence. Nous avons donc annualisé l’événement. Nous aurions dû le faire peut-être déjà une quinzaine d’années, mais il n’est jamais trop tard. Je vois qu’il y a une réelle dynamique qui s'opère. Le geste de Jean-Charles de Castelbajac d’insuffler une modernité [avec des voiles colorés accrochés sous la nef, il a créé un « manège enchanté », ndlr], l’ouverture de l’événement aux Journées du patrimoine européen, l’arrivée de nouveaux collectionneurs du monde entier, tout cela montre que la Biennale est dans une vague ascensionnelle.

Biennale Paris 2018, du 8 au 16 septembre, au Grand Palais, Paris.

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