Russie

Un vol d’une simplicité sidérante dans l’un des plus grands musées du monde

Le vol a eu lieu à la galerie Tretyakov, à Moscou. L'homme a tranquillement décroché le tableau sous l’œil ébahi des visiteurs.
Le vol a eu lieu à la galerie Tretyakov, à Moscou. L'homme a tranquillement décroché le tableau sous l’œil ébahi des visiteurs. REUTERS

Le vol a eu lieu en plein jour sous le regard médusé des visiteurs du musée. Son auteur a été très vite arrêté et le tableau retrouvé. Mais l’incident suscite une vaste polémique sur les failles de la sécurité au sein de la galerie Tretyakov de Moscou tant il semble avoir été facile pour le malfaiteur de quitter la galerie, le tableau sous le bras.

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Le vol ne dure que quelques minutes, et semble d’une facilité presque surnaturelle. Sur les images de vidéo-surveillance, qui tournent en boucle sur les chaînes de télévision russe, on aperçoit un homme vêtu de noir s’approcher du tableau, le décrocher, et l’emporter sous le regard médusé des visiteurs qui l’entourent.

 

Le voleur, d’un calme et d’une assurance à toute épreuve, parvient ensuite à quitter le musée, le tableau sous le bras, sans être inquiété un seul instant par les gardiens ou par la police. Celle-ci était pourtant présente sur les lieux, mais pour enquêter sur un vol de manteau. Vol qui aurait pu servir de manœuvre de diversion, selon une thèse relayée par la presse russe qui n’a pas été écartée par la direction du musée. Le tableau, qui représente le mont Aï-Petri en Crimée et qui est l’œuvre du peintre russe Arkhip Kouïndji, a été estimé à environ 175 000 euros par un historien de l’art interrogé par l’agence TASS.

Finalement, le tableau et le voleur ont été tous les deux retrouvés par les enquêteurs, qui ont pu se baser sur les images de vidéo-surveillance pour identifier l’auteur du larcin. Mais, depuis le vol, les moqueries n’ont cessé de pleuvoir sur la direction du musée. Sur les réseaux sociaux, les internautes russes font notamment le parallèle entre ce vol et la scène culte d’un film ultra-connu du cinéma soviétique, dans laquelle deux hommes parviennent à s’emparer d’un tableau en se faisant passer pour des employés du musée.

L’incident est d’autant plus embarrassant pour la galerie Tretyakov qu’au printemps dernier l’un de ses tableaux les plus célèbres avait été vandalisé par un visiteur. A l’époque, le musée s’était déjà engagé à renforcer les mesures de sécurité pour protéger ses œuvres.

La galerie Tretyakov, qui possède l’une des plus belles collections de Russie, doit accueillir en avril prochain l’un des tableaux les plus connus du monde, « Le Cri » d’Edvard Munch. Au cours d’une conférence de presse organisée à la hâte, ce lundi 28 janvier, la directrice du musée a de nouveau déclaré que « tout serait mis en œuvre » pour assurer la sécurité des tableaux.

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