Cinéma

«Sorry to Bother You», quand une comédie parle du racisme

Armie Hammer et Lakeith Stanfield dans « Sorry to Bother You » du réalisateur Boots Riley.
Armie Hammer et Lakeith Stanfield dans « Sorry to Bother You » du réalisateur Boots Riley. Universal Pictures International France

Sorti aux États-Unis cet été, le film a été un immense succès public : plus de 18 millions de dollars engrangés au box-office. « Sorry to Bother You » (Désolé de vous déranger), réalisé par Boots Riley, est une comédie grinçante inspirée du monde du télémarketing et sort mercredi 30 janvier en salles en France.

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Jusqu’en 2018, Boots Riley était une petite star du hip-hop, grâce son groupe The Coup, connu pour son rap militant et provocateur. En un seul film, il est devenu une star du cinéma.

Sorry to Bother You raconte sur un mode tragi-comique les aventures de Cassius qui, après avoir décroché un boulot de vendeur en télémarketing, découvre un truc pour gagner beaucoup d’argent : prendre une voix de Blanc. Une astuce inspirée par la propre expérience du réalisateur quand il travaillait dans un centre d’appels en Californie.

Les armes du fantastique

D’abord ravi, Cassius va découvrir l’envers du décor : entre autres que son patron, un milliardaire très allumé, veut instaurer une version à peine déguisée de l’esclavage. Sorry to Bother You est un film qui ne ressemble à aucun autre : c’est une comédie satirique qui parle du racisme, du libéralisme, de l’uberisation du monde, autant de sujets sérieux détournés par les armes du fantastique et de la science-fiction.

C’est la force d’un film qui retranscrit une colère palpable, mais choisit de la tourner vers le rire, même si souvent il se teinte d’horreur.

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