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Nuit des Idées / Culture

«Nuit des idées» au Mucem: des débats jusqu'à l'aube

Pour cette «Nuit des idées», la jeunesse marseillaise était présente en nombre à Marseille dans l'amphithéâtre plein à craquer du Mucem (notre photo).
Pour cette «Nuit des idées», la jeunesse marseillaise était présente en nombre à Marseille dans l'amphithéâtre plein à craquer du Mucem (notre photo). RFI/Lucile Gimberg
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Des débats jusqu’à l'aube : la nuit a été courte pour les participants à la quatrième « Nuit des idées », organisée hier soir à l’initiative de l’Institut français. En tout, 120 villes dans 70 pays, accueillaient des conférences sur le thème « Face au présent ». A Marseille, le Musée des civilisations d’Europe et de Méditerranée (Mucem), le public a réfléchi toute la soirée aux « résistances africaines », au passé et au présent.

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Avec notre envoyé spécial à Marseille, Sébastien Jédor

A Marseille, la « Nuit des idées » a convoqué les descendants des grands leaders du panafricanisme : le petit neveu de Patrice Lumumba, Premier ministre congolais assassiné en 1961 ; le fils de l’opposant marocain Mehdi Ben Barka entre autres... Pour Nouriati Djambae, cofondatrice de Marseille en Commun, ces destins tragiques doivent être mieux connus : « On ne peut pas bien se construire en mettant de côté des populations qui ont été, à l’époque, soit françaises, soit dans la communauté française. On ne peut pas se construire. »

Bachir Ben Barka, le fils de Mehdi Ben Barka, rappelle que les combats de son père, restent toujours d’actualité, 54 ans après son enlèvement en plein Paris : « Ben Barka le Maghrébin, le panafricaniste et aussi le tiers mondiste. Au moment de son enlèvement, il présidait le comité préparatoire de la Conférence de solidarité des peuples d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine, plus connue sous le nom de Tricontinentale. C’est l’une des figures de ce combat qui reste vivante .»

Djamila Soilihi, la fille d’Ali Soihili, président comorien renversé par des mercenaires en 1978, veut, elle, réhabiliter la mémoire de son père : « Il faut que la génération à venir comprenne ce que ces gens-là voulaient faire. Il ne faut pas écouter qu’on les fasse passer pour des criminels, non. Un pays qui ne cherche pas à comprendre la vérité, surtout je parle au niveau de la jeunesse, c’est un pays qui part carrément à la dérive ». Une jeunesse présente en nombre à Marseille dans un amphithéâtre du Mucem plein à craquer.

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