Culture

La crème du théâtre français ouvre le festival «Croisements» en Chine

La présentation de la pièce du Système de Ponzi, de David Lescot, à l'ouverture du festival Croisements, à Pékin le 27 avril 2019.
La présentation de la pièce du Système de Ponzi, de David Lescot, à l'ouverture du festival Croisements, à Pékin le 27 avril 2019. Stéphane Lagarde/RFI

Le Festival Croisements en Chine s’est ouvert samedi 27 avril, avec une programmation ambitieuse en créations contemporaines françaises, et de rencontres avec la culture chinoise. «Le système de Ponzi» de David Lescot a fait l’ouverture du festival, recréé avec des acteurs et actrices chinoises.

Publicité

Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Des cris, des « Jia you » (bravo, en chinois) et des applaudissements à n’en plus finir : le Poly Theatre de Pékin, plein à craquer, est debout pour saluer la performance et ce n’est plus de l’enthousiasme, mais du rock 'n roll.

Après trois représentations dans la capitale, les acteurs de David Lescot partent en tournée dans dix villes de Chine, pays où le metteur en scène et chanteur français revient pour la deuxième fois. Mais cette fois avec une partition entièrement réécrite en chinois.

« On montre les œuvres françaises à l’étranger et c’est formidable. Mais arriver à croiser les artistes eux-mêmes, à l’endroit de la création, c’est une vraie collaboration, dit-il. Jieng Wenli est très connue ici et on ne s’attendait pas à ce qu’elle soit intéressée par le rôle masculin, mais c’est elle-même qui l’a proposé. »

L'affiche pour la présentation de la pièce du Système de Ponzi, de David Lescot, à l'ouverture du festival Croisements, à Pékin le 27 avril 2019.
L'affiche pour la présentation de la pièce du Système de Ponzi, de David Lescot, à l'ouverture du festival Croisements, à Pékin le 27 avril 2019. Stéphane Lagarde/RFI

Car l’actrice Jiang Wenli illumine le rôle de Charles Ponzi. La chanteuse Vivi Jiang, elle aussi suivie par des dizaines de millions de fans sur le réseau chinois Weibo, joue l’épouse du célèbre escroc italien de la finance du début du XXème siècle, dont l’histoire fait écho à des affaires récentes en Chine.

Le festival met l’accent cette année sur les femmes, et il va plus loin, jusqu’en Mongolie-Intérieure.

Une boulimie de nouveautés

Robert Lacombe est à la baguette cette année encore de cette 14ème édition de croisements. « Ce qui est bien en Chine, c’est que même quand vous faites des choses pointues, où que vous alliez, il y a beaucoup de monde et on trouve toujours un public, nous explique t-il. Vous avez des universités, vous avez des responsables politiques qui sont aussi en demande de cette internationalisation de l’offre culturelle. »

Une boulimie de nouveauté de la classe moyenne chinoise et un enthousiasme pour la création contemporaine, auquel répond ce Ponzi chinois de David Lescot. On en retiendra la folie créatrice et une énergie communicative, de bon augure pour le début de cet évènement phare des échanges culturels franco-chinois qui se tient jusqu’au 6 juillet prochain.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail