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France

Festival des Passeurs d’humanité dans la Roya: échanges autour des migrations

Passeurs d’humanité, 4 jours de débats, de spectacles de rencontres avec celles et ceux qui se battent pour les migrants.
Passeurs d’humanité, 4 jours de débats, de spectacles de rencontres avec celles et ceux qui se battent pour les migrants. ©Passeurs d’humanité
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Un festival perdu au milieu des montagnes, à la frontière franco-italienne, pour parler d’hospitalité, d’exil et de migrations. Voici le concept de « Passeurs d’humanité » qui a lieu du 18 au 21 juillet dans la vallée de la Roya, par laquelle de nombreux migrants passent, au péril de leur vie, pour rejoindre la France. Grâce à des spectacles et des débats, cet évènement entend transmettre des valeurs d’accueil et de fraternité.

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Décor atypique pour un festival : face à la scène, la montagne et le fleuve tranquille de la Roya et les spectacles se déroulent dans une vieille bâtisse du village.

Liliane habite en région parisienne. Toute l’année, elle aide les migrants. Alors pendant le festival, elle recharge ses batteries. « On s'aperçoit qu'on n'est pas tout seul, explique-t-elle. Il y a une espèce d'amour, de lien qui se tisse, qui nous renforce aussi nous. Et de voir que les jeunes et moins jeunes personnes exilées se joignent à nous. On voulait montrer aussi qu'on pouvait s'unir, entre humains solidaires ».

 

Conférences itinérantes autour du thème des frontières.
Conférences itinérantes autour du thème des frontières. ©Claire Leys/RFI

Entre deux conférences, Liliane et les autres bénévoles s’activent. Chaque jour, le festival s’installe dans un nouveau village. En invitant des philosophes et des artistes, Jacques Perreux, l’organisateur, espère apaiser sa belle vallée. Tous les habitants ne sont pas favorables à l’accueil des migrants.

« On n'a pas envie de diaboliser les gens qui ont peur, explique-t-il. On n'a pas envie non plus que les gens qui aident soient diabolisés. On a envie que le dialogue se réinstaure. C'est le but profond de ce festival parce que le monde, sa richesse, c'est sa diversité ». Les festivaliers sont là pour réfléchir mais pour danser aussi. L’afropop a résonné jusqu’en Italie.

Germaine Kobo et Bella Lawson, artistes d’origines africaines et marseillaises d’adoption.
Germaine Kobo et Bella Lawson, artistes d’origines africaines et marseillaises d’adoption. ©Claire Leys/RFI

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