Angola / Musique

Pongo: une musique solaire, ode à l’Angola

La chanteuse angolaise Pongo lors de la Fête de la musique, le 21 juin 2019 au palais de l'Élysée.
La chanteuse angolaise Pongo lors de la Fête de la musique, le 21 juin 2019 au palais de l'Élysée. AFP Photos/POOL/Lewis Joly

Elle n'était qu'une petite fille, en 2000, lorsqu’elle a fui l'Angola, plongé dans une guerre civile, pour le Portugal. L'artiste Pongo a aujourd'hui 27 ans et elle n’a pas oublié son pays. 

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Pongo n’y a vécu que les huit premières années de sa vie et pourtant l’Angola traverse chaque titre de son premier EP, Baia.

Pour l’écrire, elle a fouillé dans ses souvenirs : « Mon histoire, ce que j’ai vécu en Angola lorsque je jouais dans la rue avec les autres enfants, les fêtes de famille, les disputes entre voisins, tout ça m’a aidé à créer de la musique, des danses. Ce sont des souvenirs que je garde comme un fondement parce que lorsque je suis arrivée au Portugal, je n’ai pas retrouvé cette même joie. »

Dans ses textes, Pongo alterne entre le portugais et le kimbundu, un dialecte angolais. Sa musique, elle, s’inspire de semba angolaise, de breakbeats et d’électro : « Je préfère laisser la liberté à mon public de donner un nom à ma musique, à mon style. Tous les avis sont les bienvenus. » Seule certitude, la musique de Pongo est solaire et elle ne laisse pas d’autre choix que celui de danser.

Cet été, elle fait le tour des festivals européens pour faire découvrir ses mélodies puissantes mélangeant musiques électroniques et rythmes angolais.

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