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Boris Vian: l’abécédaire d’un centenaire

Boris Vian.
Boris Vian. Archives Cohérie Boris Vian, Paris, 2011

Boris Vian fut l’une des figures les plus brillantes du monde culturel et artistique français du XXe siècle. Romancier, journaliste, traducteur, parolier, passé de la Centrale au music-hall, passionné de jazz, ce disciple d’Alfred Jarry et inconditionnel de Duke Ellington, fut un homme aux nombreux talents. Si son œuvre littéraire fut méconnue de son vivant, ses livres font partie aujourd'hui de l'institution littéraire et la France entière fête son centenaire cette année. Retour en neuf lettres sur le parcours de ce surdoué de la littérature française.

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A comme… adolescent éternel

Conçoit-on Tintin en grand-père gâteux et édenté ? Impossible d'imaginer Alice atteinte d’Alzheimer et s’éteignant misérablement dans une Epad londonienne, loin de son « pays des merveilles ». Quant à Boris Vian, dont on fête les 100 ans ce 10 mars 2020, il est forcément un centenaire pas comme les autres. L’auteur de L'Écume des jours et de la chanson anti-militaire Le Déserteur ne peut vieillir car il reste associé dans nos imaginaires à cet adolescent éternel qu’il incarna tout au long d’une vie trop brève, marquée du sceau de l’inventivité et du renouveau. L’homme lui-même s’inquiétait de savoir quel genre de vieillard il serait, lorsqu’un matin d’été de 1959, son cœur fatigué et malade a brusquement lâché. Terrassé par la mort à trente-neuf ans, Boris Vian a laissé derrière lui une œuvre aussi prolifique que plurielle, renvoyant l’image d’une jeunesse radieuse qui n’a pas pris une ride.

B comme… Boris

Enfance et adolescence dans l'Ouest parisien. Un des étangs de Ville-d'Avray où les enfants Vian allaient pêcher les grenouilles.
Enfance et adolescence dans l'Ouest parisien. Un des étangs de Ville-d'Avray où les enfants Vian allaient pêcher les grenouilles. Wikimedia Commons/CC BY-SA 3.0

« L’air slave, j’ai l’air slave, je suis né à Ville-d’Avray, mes parents étaient bien français. Ma mère s’app’lait Jeanne, et mon père Victor, mais je m’appelle Igor », chantait Boris Vian, en se moquant de sa généalogie. Certes, il est né le 10 mars 1920 dans une famille française de vieille souche, à Ville-d’Avray, dans l’Ouest parisien, mais son père ne s’appelait guère Victor, mais Paul, et sa mère Yvonne, surnommée « mère Pouche » par ses enfants. Mère aimante et mélomane, cette dernière jouait de la harpe et du piano. C’est à la passion de sa mère pour l'opéra de Moussorgski, Boris Godounov (1869), que le futur romancier doit son prénom aux consonances slaves. Selon les biographes de l’écrivain, la maison de Ville-d’Avray était une maison bourgeoise et cossue, un havre de paix pour les enfants Vian qui ont bénéficié d’une formation intellectuelle progressiste et littéraire, à l’abri des passions religieuses et militaires de l’époque. Les divertissements consistaient essentiellement en jeux de langage, charades et autres exercices poétiques, alors que les loisirs étaient consacrés aux lectures et à la musique. Passionné de jazz dès son plus jeune âge, Boris jeta son dévolu sur la trompette qu’il pratiquait à ses heures perdues, avant de former à l’âge de 12 ans, avec ses frères, un groupe de jazz, Accord Jazz. Ruinés par le krach boursier de 1929, les parents Vian poussent leurs enfants à faire des études supérieures. C’est ainsi que Boris, particulièrement bon en mathématiques, fera Centrale afin d'avoir « toujours un métier pour vivre ». D’ailleurs, le premier métier qu’il exerça est celui d’ingénieur à l’Association française de normalisation (Afnor) où il travaillera de 1939 à 1946. En 1944, la mort de son père Paul, tué par des intrus dans la maison familiale, marque la fin d’une époque pour le jeune homme insouciant qu’était Boris Vian.

C comme … « Cent sonnets »

Le travail de bureau à l’Afnor l’ennuie, mais il faut bien gagner sa vie. Cet emploi laisse toutefois assez de temps libre au jeune ingénieur pour jouer du jazz et surtout écrire. C’est sur des papiers avec l’en-tête de son employeur que Boris Vian écrit entre 1942 et 1944 ses premières œuvres : Cent sonnets, qui est un recueil de poèmes, Conte de fées à l’usage des moyennes personnes, considéré comme sa première œuvre achevée et que Vian écrit pour distraire sa jeune épouse Michelle Léglise, convalescente après une opération délicate. Après un premier roman écrit sous forme de roman-feuilleton et intitulé Trouble dans les andains, le romancier balbutiant livre avec Verocquin et le Plancton, son premier grand livre. À la fois un hymne au jazz et aux soirées swing qui faisaient danser les zazous, ce roman est aussi une satire corrosive du travail au bureau. Le manuscrit atterrit sur le bureau de Raymond Queneau, alors secrétaire général des éditions Gallimard. L’auteur de Zazie dans le métro est enthousiasmé par cette écriture désopilante qui bouscule les traditions. Gallimard publie le roman en 1947, lançant la carrière littéraire de Boris Vian. Celui-ci se révèlera être l’un des auteurs les plus prolifiques de cette génération d’après-guerre. En à peine 15 ans de carrière, Boris Vian a écrit 10 romans, une soixantaine de nouvelles, 3 recueils de poésie, 3 volumes de critiques et de chroniques de jazz, 10 pièces de théâtre, 6 livrets d’opéra, 500 chansons, 30 scénarios, des lettres, des pamphlets, des manifestes et des traductions.

E comme … écrivain inclassable

Prolifique, mais inclassable. Boris Vian est venu à l’écriture littéraire par son intérêt pour le langage et sa propension à créer des univers parallèles. Son œuvre est un mélange de fantaisie à la Lewis Carroll, de science-fiction à la H.G. Wells, d’humour noir inspiré du roman noir américain et d’absurde rappelant la logique hallucinée dAlfred Jarry. Cette culture littéraire, il la devait à ses lectures de jeunesse, qui englobaient des classiques (Kafka, Benjamin Constant, Marcel Aymé), mais aussi la littérature anglo-saxonne en ce qu’elle a de meilleur (Melville, Kipling, Hemingway, Caldwell, Steinbeck). Sa famille était anglophile et aussi grande adepte de jeux de mots. Pour les spécialistes de l’œuvre littéraire de Boris Vian, cette culture familiale est à l’origine du goût du romancier pour notamment les néologismes («  pianocktail  », «  antiquitaires  », «  Exopotamie »), les anagrammes de son nom («  Bison Ravi », «  Baron Visi  » ou encore « Brisavion ») et les nombreux pseudonymes auxquels l’écrivain a régulièrement recours pour brouiller son identité d’auteur. C’est une œuvre protéiforme, partagée entre romans d’amour, récits initiatiques, parodies de contes de fées et de romans noirs. Après ses premiers écrits, il publiera quatre romans signés de son nom (L'Écume des jours, L’Automne à Pékin, L’Herbe rouge et L’Arrache-cœur) et six autres romans sous divers pseudonymes. À la fois grave et ludique, tendre et violente, cette fiction est traversée par des thématiques communes telles que «  l’usure, la détérioration, le vieillissement, d’une part, et, l’amour pris dans un conflit triangulaire, d’autre part », comme le rappelle Marc Lapprand, le grand exégète de la parole « vianesque ».

J comme … jazz

Le chef d'orchestre, pianiste et compositeur de Jazz, Duke Ellington se fait mouler la main en présence de l'écrivain Boris Vian à l'Hôtel Claridge à Paris le 8 avril 1950.
Le chef d'orchestre, pianiste et compositeur de Jazz, Duke Ellington se fait mouler la main en présence de l'écrivain Boris Vian à l'Hôtel Claridge à Paris le 8 avril 1950. AFP

« Sans le jazz, la vie serait une erreur  », aimait répéter Boris Vian. C’est en écoutant la trompette bouchée de l'orchestre de Duke Ellington aux alentours de treize ou quatorze ans qu’est née la passion de l’adolescent pour le jazz. Boris Vian rêvait de devenir jazzman. Il apprend à jouer de la trompette, malgré le souffle au cœur détecté dès l’âge de 12 ans. C’est en tant que trompettiste qu’il se fait connaître dans les clubs du Saint-Germain-des-Prés qu’il fréquente assidûment dans les années de l’après-guerre, contribuant à sa réputation de « Prince de Saint-Germain-des-Prés  ». Organisateur de soirées à thèmes dans ces clubs nocturnes, notamment au Tabou, il y a emmené une bonne partie de l’équipe des Temps modernes, dont Sartre et Simone de Beauvoir. Selon la légende, c’est lui qui aurait présenté en 1948, Duke Ellington, « le seul vrai génie du jazz » à Raymond Queneau et à Gaston Gallimard, avant de servir d’intermédiaire l’année suivante entre Miles Davis, Sartre, Picasso et Juliette Gréco. La venue de Charlie Parker au club Saint-Germain, c’était encore lui. En 1951, Boris Vian doit s’arrêter de jouer à la trompette à cause de ses problèmes cardiaques, mais il continuera de partager sa science avec le grand public, écrivant jusqu’à la fin de sa vie dans les journaux de jazz de l’époque, en particulier dans Jazz Hot. C’est ce chroniqueur de talent que viendra chercher en 1955 la maison de disques Philips pour s’occuper de son catalogue jazz.

L comme … L'Écume des jours

Pour Raymond Queneau,L'Écume des jours est « le plus poignant des romans d’amour contemporains ». « Votre roman […], je l’aime en gros et en en détail, comme dit Colin à Chloé : "Détaille, dit-elle". Eh bien, je le trouve à la fois étonnamment sensible, sensuel, poétique, cruel, tendre et vrai ; vrai surtout dans la tendresse », écrivait dans une lettre à l’auteur Simone de Beauvoir. Cette dernière fit publier des bonnes feuilles dans Les Temps modernes, avant la publication de l’ouvrage chez Gallimard en mars 1947. Au cœur du roman, une histoire d’amour tendre et tragique : Colin et Chloé s’aiment d’amour tendre, mais leur bonheur est interrompu par la maladie cardiaque qui ronge de l’intérieur la jeune femme. Un nénuphar est en train de grandir dans la poitrine de Chloé, écrasant ses poumons, diagnostique son médecin, conseillant à son mari éploré d’entourer le lit de la patiente d’une multitude de fleurs dont les parfums réunis pourraient, seuls, ralentir, selon lui, la prolifération du nénuphar. Or, la fortune de Colin ne suffira pas pour arrêter la tragédie inéluctable. Cette intrigue qui a pour thèmes centraux l’amour, la vie, la mort n’est sans doute pas très originale en soi, mais le roman est porté par l’écriture novatrice de Boris Vian. Rythmée par le jazz et le blues, mêlant le surréaliste et le quotidien, elle entraîne le lecteur progressivement dans un univers poétique et déroutant. On n’en sort pas indemne. Passé inaperçu du grand public, L'Écume des jours a dû attendre sa réédition en 1963 pour devenir ce roman culte qu’il est aujourd’hui. C’est le roman d’une génération qui affirme la primauté de l’imaginaire, du rêve et de l’émotion.

R comme… roman noir

C'est à son roman policier à l’Américaine, J’irai cracher sur vos tombes, publié en 1947 sous un pseudonyme devenu célèbre depuis, Vernon Sullivan, que Boris Vian doit sa légende noire de «  pervertisseur de la jeunesse » et de « pornographe ». Ce roman est né d’un pari : dégoûté d’avoir manqué de peu le grand prix du premier roman pour L'Écume des jours, l’écrivain avait fait le pari d’écrire un pastiche de roman noir américain avec un jeune éditeur qui rêvait d’un succès égal à celui de Pas d’orchidées pour Miss Blandish, de James Hardley Chase, paru peu avant dans la «  Série noire ». Rédigé en quinze jours, avec sa dose de sexe, de violence et de racisme sur fond de la question noire aux États-Unis, le roman paraît aux éditions du Scorpion et il est signé d’un métis noir américain que Boris Vian aurait découvert et traduit. Les lecteurs ne sont pas dupes, mais le pastiche est si bien réussi que le livre bat les records de vente. Or, le scandale éclate lorsqu’un fait divers sordide fait jour : un étrangleur avait pris soin de laisser à côté du cadavre de sa victime un exemplaire du livre ouvert à la page où le héros noir tue sa jeune maîtresse blanche. Boris Vian sera poursuivi pour outrage aux bonnes mœurs, mais plus grave encore, cette affaire va entacher la réputation de l’auteur déclaré désormais persona non grata chez Gallimard, qui refusera systématiquement tous les romans qui vont suivre. Vernon Sullivan survivra au scandale et au procès avec la publication de nouveaux titres signés de ce pseudonyme sulfureux.

T comme… tubes

Rue Dauphine, à Saint-Germain-des-Prés, à Paris, où se trouvait la club de jazz Le Tabou que fréquentait assidûment Boris Vian dans les années de l'après-guerre.
Rue Dauphine, à Saint-Germain-des-Prés, à Paris, où se trouvait la club de jazz Le Tabou que fréquentait assidûment Boris Vian dans les années de l'après-guerre. Wikimedia commons/CC BY-SA 3.0

Tout le monde a chanté ou chantera un jour les chansons de Boris Vian. Qui n'a pas fredonné un jour sur les airs de J’suis snob ou On n’est pas là pour se faire engueuler, ou encore sa chanson culte : Je bois ? Les anti-militaristes connaissent par coeur Le Déserteur et La Java des bombes atomiques, censurées à la radio pendant les guerres coloniales que la France livrait dans les années 1950-1960 en Indochine, puis en Algérie. Après le fiasco commercial et populaire de ses livres, Boris Vian a trouvé un certain réconfort dans la chanson qui lui permettait de combiner à la fois écriture, composition et prestation scénique. Il a écrit plus de 500 chansons dont une bonne dizaine sont devenues des « tubes » (néologisme dont la paternité revient à Vian) interprétés par des chanteurs aussi prestigieux que Mouloudji, Henri Salvador ou encore Juliette Gréco. Parolier, Boris Vian est parfois lui-même monté sur scène pour défendre ses propres chansons. Sa réputation d’homme touche-à-tout n’était pas une légende.

V comme… vie(an) après la mort

Le matin du 25 juin 1959, lors de la projection d’un film tiré de son roman J’irai cracher sur vos tombes, Boris Vian meurt brutalement, victime d’un arrêt cardiaque. Soixante et un ans après sa disparition, que reste-t-il de cette figure majeure et éclectique du Saint-Germain-des-Prés de Sartre et Beauvoir ? Les spécialistes de l’écrivain rappellent que Boris Vian n’a été reconnu qu’après sa mort. Ceci est peut-être particulièrement vrai pour son œuvre littéraire, plutôt malmenée de son vivant. Depuis leur republication dans les années 1960, ses livres se sont vendus à 4,8 millions d’exemplaires tous titres confondus. « Il se vend 50 000 exemplaires de L’Écume des jours par an », rappelle Marc Lapprand. La postérité se souvient aussi du Déserteur, l’hymne pacifiste, traduit dans une quarantaine de langues et rendu célèbre pendant la guerre du Vietnam, chanté par Joan Baez. Autant d’éléments qui continuent de nourrir la légende de Boris Vian que le Magazine littéraire qualifiait, dès 1968, de « l’un des héros de la jeunesse et peut-être le mythe le plus grand qu’ait créé le monde littéraire français  » du XXe siècle.


Trois questions à Marc Lapprand (1)

RFI : Qu’est-ce qui distingue Boris Vian des auteurs français de sa génération comme par exemple Camus ou Marguerite Duras ?

Marc Lapprand est spécialiste de Boris Vian et professeur de littérature française à l'University of Victoria, au Canada.
Marc Lapprand est spécialiste de Boris Vian et professeur de littérature française à l'University of Victoria, au Canada. University of Victoria, Canada

Marc Lapprand : Ce qui distingue essentiellement Boris Vian des auteurs de sa génération, c’est l’aspect protéiforme de sa production. Difficile de le qualifier de «  romancier » ou d’ «  homme de théâtre » comme on pourrait le dire pour Camus ou Duras, car Vian a été tout cela mais aussi poète, nouvelliste, scénariste, chansonnier, pamphlétaire, chroniqueur et traducteur. Il a exercé toutes ces activités en même temps, jamais en bricoleur mais en génie touche-à-tout. Saviez-vous qu’il a aussi écrit des textes pour l’opéra ? Dans la tradition française, il est difficile de trouver quelqu’un d’aussi éclectique comme lui. Son véritable ancêtre serait Lewis Carroll, l’auteur d’Alice au pays des merveilles. Derrière ce pseudonyme se cache un Anglais génial qui vécut au XIXe siècle et qui fut à la fois romancier, essayiste, photographe, joueur d’échecs et, last but not least, un mathématicien de renom. Boris Vian, lui, fut ingénieur, formé à la prestigieuse Centrale Paris. Il exerça ce métier pendant cinq ans avant de se lancer dans l'écriture. C’était un écrivain inclassable.

Ce qui le différencie aussi de ses pairs, c’est son choix d’une écriture éloignée de la chose politique, alors que l’engagement caractérise la production littéraire de son époque.

Je ne suis pas d’accord avec vous car Boris Vian était engagé à sa manière, même si dans L’Ecume des jours, il se moque gentiment de Sartre qu’il appelle « Jean-Sol Partre  ». En réalité, il était proche du couple Sartre-Beauvoir et a participé régulièrement à leur revue Les Temps modernes, vitrine de l’existentialisme. Quand on pense au théâtre de Boris Vian ou à ses chansons, on ne peut pas dire vraiment qu’il n’était pas engagé. Sa célèbre chanson « Le Déserteur », qu’il a lui-même chantée pendant la période des guerres coloniales et qui est devenue un hymne antimilitariste chanté dans le monde entier, témoigne au contraire d’une profonde sensibilité politique. Vian était engagé à sa manière que je qualifierais de « désengagement engagé  ».

Qui sont aujourd’hui les héritiers de Boris Vian dans la littérature ?

Il n’y en a pas. Boris Vian n’a pas d’émules parce qu’il était unique. L’Ecume des jours est un roman inimitable.

 

(1) Professeur à l’université de Victoria, au Canada, Marc Lapprand est spécialiste de Boris Vian. Il a codirigé l’édition des Œuvres complètes de Boris Vian chez Fayard (15 tomes, 1999-2003) et a dirigé l’équipe éditoriale des Œuvres romanesques complètes de Boris Vian à la prestigieuse Bibliothèque de la Pléiade (2 tomes, Gallimard, 2010).

Il est aussi l’organisateur du colloque consacré à l’écrivain français qu’accueille l’université de Victoria du 12 au 14 mars 2020, intitulé «  Boris Vian en son deuxième siècle ».

 

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