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Coronavirus: un enfant scolarisé sur deux ne va plus à l’école, selon l’Unesco

Une cours d'école vidée de ses élèves à Nice dans le sud e la France.
Une cours d'école vidée de ses élèves à Nice dans le sud e la France. REUTERS/Eric Gaillard
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Plus de 850 millions de jeunes dans le monde, soit près de la moitié de la population d'écoliers et d'étudiants, devaient rester chez eux, sans accéder à leurs établissements d'enseignements, à la date de mardi, a annoncé mercredi l'Unesco.

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Avec des fermetures d'établissements scolaires et universitaires totales dans 102 pays, partielles dans 11 autres en raison de la pandémie de Covid-19, le nombre d'apprenants privés d'école a plus que doublé en quatre jours et devrait encore augmenter, a précisé l'organisation de l'Onu en charge de l'éducation, des sciences et de la culture, basée à Paris.

« L'ampleur et la vitesse des fermetures d'écoles et d'universités représentent un défi sans précédent » pour le secteur de l'éducation, a-t-elle ajouté, en soulignant que, partout dans le monde, les autorités en charge de l'éducation cherchent à pallier les fermetures d'établissements par des solutions d'enseignement à distance, qu'il s'agisse de solutions requérant des moyens technologiques perfectionnés (classes en direct par vidéo) ou moins élaborées (programmes éducatifs à la télévision ou à la radio).

« La situation actuelle impose aux pays d'immenses défis pour être en mesure d'offrir un apprentissage continu à tous de manière équitable. Nous renforçons notre action au niveau mondial en créant une coalition pour assurer une réponse rapide et coordonnée. Au-delà de l'urgence, cet effort est l'occasion de repenser l'éducation, de développer l'apprentissage à distance et de rendre les systèmes éducatifs plus résilients, plus ouverts et plus innovants », a déclaré la directrice générale de l'Unesco, Audrey Azoulay.

Dès que les écoles ont commencé à fermer à travers la planète, l'Unesco a affirmé soutenir la mise en oeuvre de programmes d'apprentissage à distance à grande échelle, recommandant des applications et des plateformes éducatives en accès libre. L'organisation a mis en place un groupe de travail chargé de conseiller et d'aider les gouvernements à trouver des solutions alternatives.

Elle a aussi lancé une « coalition globale pour l'éducation » avec le secteur privé, dont Microsoft et GSMA, pour aider les pays à se doter des instruments qui leur font défaut.

Elle entend enfin continuer d'organiser des réunions virtuelles d'échanges d'expérience entre pays membre, dont plus de 70 avaient participé la semaine à une visioconférence qu'elle avait organisée sur les moyens d'assurer la continuité de l'éducation.

A cette occasion, Audrey Azoulay avait dit redouter que la situation ne soit surtout préjudiciable aux enfants pauvres : « Les enfants défavorisés et plus vulnérables sont plus susceptibles d'y perdre dans leurs apprentissages et de manquer des soutiens adéquats ».

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