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Un cabaret musical sous les balcons d’un Ehpad

« Cabaret sous les balcons », une mise en scène de Léna Brébant.
« Cabaret sous les balcons », une mise en scène de Léna Brébant. ©Julien Piffaut
Texte par : Muriel Maalouf
2 min

Les artistes du spectacle vivant ont des fourmis dans les jambes. Et c'est dans les Ehpad que s'organisent les premières représentations. L'Orchestre de Paris a programmé une série de concerts en solo ou duo en plein air sous les fenêtres ou balcons des retraités en Île-de-France.

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Cabaret sous les balcons, une mise en scène de Léna Brébant, a été présentée à l'Ehpad de Givry, dans le département de Saône-et-Loire, et de nouveau jouée ce mardi sous les fenêtres de l'Ehpad du Bois de Menuse à Chalon-sur-Saône.

Chalon est un haut lieu du théâtre de rue dont le festival a été annulé comme nombre d'évènements artistiques en cette crise sanitaire. Le Cabaret sous les balcons a été inventé dans l'urgence pour pallier le vide créé par toutes les annulations artistiques et donner un peu de vie et de gaieté aux pensionnaires, mais aussi aux soignants de l'Ehpad.

La musique et le cerveau

Cette forme artistique de 45 minutes mêle théâtre, danse et chansons, et s'est naturellement imposée pour le public des maisons de retraite pendant la pandémie, raconte Léna Brébant, la metteure en scène :

« Je me suis dit : mais il faut jouer sous les fenêtres des gens, puisqu’ils ne peuvent plus venir dans les salles. Et le spectacle vivant est quand même ce moment partagé. En premier, j’ai naturellement pensé aux gens dans les Ehpad. J’ai aussi vu un documentaire sur la maladie d’Alzheimer. J’ai découvert que la musique est le dernier endroit, que le cerveau se connecte encore sur la musique entendue quand on était jeune. Et cela relance des émotions. Du coup, je me suis dit qu’il faut que ça soit un cabaret musical. »

« Une expérience assez dingue »

Le public reste éparpillé sur les balcons et le parc de la maison de retraite en respectant les règles de distanciation. « C’est très étrange de jouer pour des gens masqués. On voit très bien ce qu’ils ressentent. En fait, c’est une expérience assez dingue. »

► À lire aussi : «Au creux de l’oreille», le théâtre au temps du coronavirus

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