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Les mémoires de Woody Allen, un plaidoyer au goût d'amertume

Woody Allen à Saint-Sébastien, en Espagne, le 9 juillet 2019.
Woody Allen à Saint-Sébastien, en Espagne, le 9 juillet 2019. ANDER GILLENEA / AFP

L’auteur de Manhattan et d’Annie Hall sort son autobiographie, Soit dit en passant, ce mercredi 3 juin. Il y parle avec humour de sa carrière et de sa vie privée, et revient plus gravement sur l’accusation d’agression sexuelle lancée par sa fille Dylan. 

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Jusqu’à la page 300, Soit dit en passant obéit au feu roulant de gags qui est la marque de fabrique de son auteur : anecdotes, bonnes histoires, souvenirs de tournage, sans oublier ses aventures avec des actrices toutes plus séduisantes les unes que les autres, de Louise Lasser à Diane Keaton.

Et puis vient la terrible accusation. Woody Allen la précède du récit de son histoire avec Soon-Yi. Ou comment la fille adoptive de Mia Farrow, son ex-compagne, est devenue « l'enchantement de sa vie ».

L’histoire est connue : Soon-Yi avait 22 ans, Woody Allen, 57, et le scandale fit la couverture de tous les tabloïds. Woody Allen, qui n’a jamais souhaité s’exprimer sur sa vie privée, raconte tout cela avec la précision d’un verbatim, jusqu’à la date fatidique du 4 août 1992 où il fut accusé d’attouchements sexuels sur Dylan, la fille de Mia Farrow, alors âgée de 7 ans.

Ces mémoires sont un plaidoyer pro domo, dans lequel le cinéaste livre sa version des faits, qu’il parle de son procès avec Amazon ou de ces acteurs américains qui désormais refusent de tourner avec lui.

Entamé avec l’humour étincelant et ciselé de l’auteur d’Annie Hall, Soit dit en passant s’achève dans la colère et l’amertume, comme si aucune légèreté ne pouvait plus, ici, rédimer l’écriture du désastre.

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