Accéder au contenu principal
Vidéo

Ann Hui, Lion d’or d’honneur à la Mostra de Venise 2020, en «Un mot, un geste, un silence»

La Hong-Kongaise Ann Hui, première femme réalisatrice honorée d'un Lion d’or pour sa carrière cinématographique.
La Hong-Kongaise Ann Hui, première femme réalisatrice honorée d'un Lion d’or pour sa carrière cinématographique. © Siegfried Forster / RFI

Ann Hui, Lion d’or d’honneur, nous explique sa relation avec le VIIe art en « Un mot, un geste, un silence ». Elle nous raconte aussi comment elle est devenue Hong-Kongaise et nous parle de son nouveau film, « Love After Love », sélectionné à la 77e Mostra de Venise.

Publicité

[Vidéo] Ann Hui, Lion d’or d’honneur de la Mostra de Venise 2020, en «Un mot, un geste, un silence»

Cette grande figure de la Nouvelle Vague hong-kongaise est la première femme réalisatrice honorée d'un Lion d’or pour sa carrière cinématographique. Et avec Ann Hui, née en 1947, la Mostra de Venise, le plus ancien festival international de cinéma, honore aussi pour la première fois une cinéaste née en Chine avec cette très prestigieuse distinction. Entretien.

RFI : Qu’est-ce qui vous a fasciné dans votre nouveau film, Love After Love, qui se déroule dans une société décrite comme hypocrite à Hong Kong ?

Ann Hui : Love After Love est basé sur une nouvelle d’Eileen Chang et se déploie dans le milieu social des classes supérieures dans les années 1940 à Hong Kong. Il y a une situation morale très complexe. L’histoire principale raconte la vie d’une jeune femme qui arrive à Hong Kong pour poursuivre ses études. Elle vit chez sa tante et tombe amoureuse d’un homme à femmes. Elle accepte alors de gagner de l’argent pour sa tante en tant que prostituée de luxe, juste pour pouvoir vivre avec cet homme. Mais cet homme ne l’aime pas.

La jeune fille, Ge Weilong, vient de Shanghai. Vous-même, vous êtes née le 23 mai 1947 à Anshan, en Mandchourie, avant d'arriver à Hong Kong, à l’âge de 5 ans. À l’époque, qu’est-ce que cela signifiait d’arriver à Hong Kong ?

Je n’étais absolument pas consciente de cela, parce que je n’avais que cinq ans. J’ai simplement tout accepté. Je n’ai pas réalisé les différences entre la Mandchourie et Hong Kong. Jusqu’à l’âge de 5 ans, j’étais en Chine. Quand j’avais deux mois, mon père et ma mère sont allés à Macao, au nord de la Chine, c’était en 1947. Mon grand-père vivait là-bas, dans cette colonie portugaise. Donc, c’était très différent de Hong Kong. Mon père travaillait à Hong Kong et nous vivions à Macao. À l’âge de 5 ans, j’ai rejoint mes parents à Hong Kong et, depuis, j’habite là-bas.

► À lire aussi : Qui est Ann Hui, Lion d’or de la Mostra de Venise 2020 ?

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.