Accéder au contenu principal

Festival VO-VF: «Faire de Gif-sur-Yvette la capitale de la traduction»

Vue de la table ronde autour des éditions du Portrait, avec les traductrices Céline Leroy, Rachèle Bevilacqua (éditrice), Laurence Richard et Mona de Pracontal, lors du Festival VO-VF en 2019.
Vue de la table ronde autour des éditions du Portrait, avec les traductrices Céline Leroy, Rachèle Bevilacqua (éditrice), Laurence Richard et Mona de Pracontal, lors du Festival VO-VF en 2019. © Juliette Berny / VoVf
Texte par : RFI Suivre
71 mn

« Ce sont les traducteurs qui parlent le mieux des livres. » La 8e édition du Festival VO-VF consacré à la traduction se tiendra du 2 au 4 octobre, à Gif-sur-Yvette, à quelques stations de RER du centre de Paris. Cette manifestation annuelle permet la rencontre entre des traducteurs et un public amateur de langues – parfois rares – et de littérature étrangère.

Publicité

Par Françoise Delignon,

Cette année, c’est le Grand Nord qui est à l’honneur, mais il y en aura pour tous les goûts ! Maintenir le festival VO-VF en pleine crise sanitaire « est un acte de résistance ! », affirme Hélène Pourquié, libraire à Gif-sur-Yvette et à l’origine du festival avec son collègue Pierre Morize.  

L’unique manifestation grand public consacrée à la traduction en France se déroulera conformément aux protocoles sanitaires en vigueur : réservations obligatoires, salles à jauge réduite, circulations fléchées et plats uniques pour le repas festif, pris en plein air sous la halle de la place du marché. En revanche, conférences et débats de la grande salle du Château du Val Fleury seront retransmis en direct sur la chaîne youtube du festival.

Le déclic du festival  

Au départ de ce festival, il y a la librairie Liragif – anagramme presque parfait de « la girafe », mascotte qui trône dans le magasin – où Hélène Pourquié, précédemment traductrice de l’italien, et Pierre Morize, auteur d’un documentaire pour Arte sur la diversité des langues, avaient l’habitude d’organiser des rencontres avec des auteurs étrangers. C’est à l’occasion d’une d’entre elles que le déclic du festival s’est produit : l’écrivaine iranienne Zoyâ Pirzâd et son traducteur et interprète Christophe Balaÿ étaient venus présenter un livre à la librairie, et alors que l’auteure était plutôt réservée, son traducteur s’était montré particulièrement disert et passionnant, présentant le contexte et la genèse du roman, et émaillant son propos d’anecdotes autour du texte qu’il connaissait de l’intérieur pour l’avoir traduit.  

« C’est là qu’on s’est dit que ce sont les traducteurs qui parlent le mieux des livres », explique Pierre Morize. Le festival serait, de surcroît, le moyen de faire connaître une librairie qui, parce que trop éloignée du centre de Paris, peinait à attirer du monde, même quand elle invitait un écrivain étranger de renom. 

Vue du Château du Val Fleury, lieu du Festival VO-VF consacré à la traduction qui aura lieu du 2 au 4 octobre, à Gif-sur-Yvette.
Vue du Château du Val Fleury, lieu du Festival VO-VF consacré à la traduction qui aura lieu du 2 au 4 octobre, à Gif-sur-Yvette. © Juliette Berny / VoVf

Quand des traducteurs prestigieux rencontrent le grand public 

Pari réussi. Les dernières années, le festival a accueilli 3 000 personnes – un nombre réduit en 2020 en raison du contexte sanitaire. L’idée de faire se rencontrer traducteurs et lecteurs est centrale pour les deux libraires : « Les traducteurs sont des gens dans l’ombre, plus facile à contacter que les auteurs. Très vite sont venus des traducteurs prestigieux, érudits, peu connus du grand public mais reconnus dans leur métier » explique Pierre Morize.  

« Des traducteurs qui étaient, en même temps, ravis de partager avec le grand public, de sortir de l’entre soi de la profession » poursuit Hélène Pourquié. Dans le cadre verdoyant de Gif, tout près des nombreux centres universitaires ou de recherche de la Vallée de Chevreuse, dans l’ambiance conviviale du festival, les débats, de grande qualité, sont animés, et le public, ouvert, curieux, amateur de littérature étrangère en redemande. Les chiffres, d’ailleurs, parlent d’eux-mêmes, puisque 40% des livres vendus en France viennent d'ailleurs (contre seulement 3% aux États-Unis). Le festival cherche aussi à mettre en valeur les langues rares, pour répondre à un autre déséquilibre qui fait que 60% des livres étrangers vendus dans l’hexagone sont des livres traduits de l’anglais. 

Un festival grand public, entièrement gratuit 

Dès sa première édition, le festival a accueilli des invités de marque (Claro, André Markowicz, Albert Bensoussan, traducteur de Mario Vargas Llosa, Pierre Assouline, auteur d’un rapport sur la traduction en France…) et reçu le soutien des institutions : l’Institut national des langues et civilisations orientales Inalco (un prix de la traduction Inalco sera décerné au cours du festival), la Bulac, c’est à dire la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations, attenante à l'Inalco, l’Association des traducteurs littéraires de France (Atlf),  l’association pour la promotion de la traduction littéraire Atlas, le CNL (Centre national du livre) et l’ETL, école de traduction créée par Olivier Mannoni, l’Isit qui forme à la traduction et à l’interprétariat, la région Île-de-France, etc., autant de partenariats importants pour le festival, qui, pour rester un festival grand public, tient à être entièrement gratuit, grâce à l’appui de 50 bénévoles, habitants des environs ou étudiants en traduction et en langues. 

Autre indice montrant que le festival s’adresse à tous les publics : la programmation pour enfants. Pierre Morize : « On s’est vite rendu compte que la question de la traduction, ça partait dans tous les sens. On a organisé des rencontres sur la traduction de livres de cuisine, de polars ou d’essais. Il y en a pour tous les goûts, et la traduction de livres pour enfants, c’est une vraie question. Beaucoup d’albums pour enfants sont traduits, et leur traduction est souvent très contrainte, parce qu’elle doit se faire en lien avec l’image. » Cette année, avec une programmation qui met en avant la littérature du Grand Nord, les enfants pourront, par exemple, assister à un atelier d’initiation à l’écriture inuite, avec l’association Inuksuk. 

Le traducteur André Markowicz à Gif-sur-Yvette, lors du Festival VO-VF en 2019.
Le traducteur André Markowicz à Gif-sur-Yvette, lors du Festival VO-VF en 2019. © Juliette Berny / VoVf

La musique de la langue, de Toni Morrison à Vyssotski

Pour les adultes, les manifestations proposées ne se limitent pas aux tables rondes classiques. « Les traducteurs parlent souvent de la musique de la langue, c’est ce qui nous a donné l’idée de diversifier, de mélanger les genres », note Claire Darfeuille, responsable de la programmation. Ainsi, cette année, il y aura une lecture musicale en hommage à Toni Morrison, le 3 octobre. Le lendemain, des chansons réputées intraduisibles du poète et chanteur russe Vyssotski seront chantées par Yves Gauthier, son traducteur et biographe, avec Slava Ardachev. 

Le public découvrira également une exposition sur la BD au Maghreb, pourra regarder, en présence du réalisateur, le film de Nurith Aviv sur le Yiddish, ou le documentaire d’Henry Colomer : Des voix dans le cœur – éloge des traducteurs. On pourra enfin, comme chaque année, acheter des livres à la librairie éphémère dont les bénéfices sont reversés à l’association qui gère le festival. 

Comment vit-on entre plusieurs langues 

Une des séances inaugurales du festival 2020 sera un entretien croisé entre Barbara Cassin et Gilberte Tsaï. « Les problématiques soulevées par la traduction font écho à beaucoup d’autres questions, qu’elles soient philosophiques, ou d’actualité, comme le défend Barbara Cassin : comment accueille-t-on l’autre, comment vit-on entre plusieurs cultures, plusieurs langues – des questions hautement actuelles », commente Claire Darfeuille. 

Les écrivains ayant choisi le français comme langue d’écriture, quoique locuteurs d’une autre langue, sont également présents au festival VO-VF. Cette année, les éditions Présence africaine animeront une rencontre avec l’écrivaine sénégalaise Ken Bugul, dont le français emprunte parfois au wolof. Les organisateurs du festival se disent intéressés par « un français reconfiguré ou enrichi par d’autres langues, un français auquel il a fallu un peu tordre le bras », afin qu’il arrive à traduire d’autres langues. 

Bien avant la crise sanitaire, le festival se prolongeait déjà sur son site internet festivalvo-vf.com, très riche : rencontres des années précédentes à écouter sur Soundcloud, liens vers des émissions radio ou télé consacrées à la traduction, page Facebook… Cet été, une série de courtes vidéos présentent des traducteurs qui parlent d’un livre qu’ils ont traduit. Pour cette extension virtuelle du festival, l’idée est, là encore, venue à un moment précis.  

Un débat sur la langue kurde mis à disposition des internautes

« On avait organisé, avec la Bulac, une rencontre passionnante sur la littérature kurde, souligne Pierre Morize, parce que le kurde est une langue importante, jamais enseignée. Il y a une histoire très intéressante de la diaspora, et on voit comment la traduction enrichit la langue kurde. On était très fiers d’avoir rassemblé, un dimanche matin, à Gif-sur-Yvette, une trentaine de personnes autour d’un sujet aussi particulier et il nous semble important de mettre à disposition sur internet des contenus susceptibles d’intéresser des lecteurs répartis sur le monde entier. » 

« Notre objectif est de faire de Gif la capitale de la traduction » lance Claire Darfeuille avec malice. En attendant, souhaitons bonne réussite au festival version 2020, à l’extension de son réseau au service des traducteurs et de leur rencontre avec les lecteurs.

L'affiche du Festival VO-VF consacré à la traduction qui aura lieu du 2 au 4 octobre, à Gif-sur-Yvette.
L'affiche du Festival VO-VF consacré à la traduction qui aura lieu du 2 au 4 octobre, à Gif-sur-Yvette. © Festival VoVf

En guise de contribution à ce réseau en construction, voici le lien vers un montage d’archives sonores issues de RFI et de l’INA, présenté l’année dernière lors d’un colloque franco-allemand, Les traducteurs dans les archives globales. On peut y entendre la voix de deux personnalités présentes à Gif cette année : Barbara Cassin et Claude Bleton, traducteur à l’honneur pour l’édition 2020. On y parle aussi traduction automatique (également évoquée lors d’une table ronde à Gif), et un sujet cher au festival y est abordé : les traducteurs, meilleurs lecteurs de l’œuvre qu’ils ont traduite.

(Veuillez trouver les détails des séquences et les noms des intervenants de ces archives sonores sur la liste ci-dessous.)

Des traducteurs dans les archives radio (montage d’archives sonores réalisé par Françoise Delignon et Thomas Trochaud).

ANNEXE

Les traducteurs dans les archives radio : un échantillon sonore

Montage de sons d’archives issus des fonds de l’INA et de RFI, présenté dans le cadre du colloque international : 

« Fonds de traducteurs dans les archives globales /
5e rencontre Penser en langues – In Sprachen denken
 »,

à l’Institut Mémoires de l’Édition Contemporaine, IMEC,
Caen, le 28 novembre 2019

Recherche d’archives et conception : Françoise Delignon
Montage et mixage : Thomas Trochaud

Les dates indiquées correspondent à la première date de diffusion.

Séquence « Traduction automatique » :
Reportage au 40e concours Lépine
12/09/1949
RDF/ RTF / INA

Séquence Elmar Tophoven :
Extrait de  : Le bon plaisir / Nathalie Sarraute
Productrice : Kaye Mortley
11/05/1985
France Culture / INA
cité par la suite comme : Le bon plaisir Nathalie Sarraute / 1985

  • Traduire : une passion, des hasards, un métier ?

Claude Bleton
« Lire un texte, c’est un peu regarder un spectacle, et le traduire, c’est le regarder des coulisses. »
Extrait de : Entre les lignes
16/05/2004
Productrice : Kathrin Rousseau
RFI / INA

Marthe Robert
« J’ai commencé à traduire uniquement pour les autres. »
Extrait de : À voix nue : grands entretiens d'hier et d'aujourd'hui, 2e partie
19/03/1991
Productrice : Katharina von Bülow
France Culture / INA

André Markowicz
« Ma mère connaissait donc Efim Etkind… »
Extrait de : En sol majeur
Productrice : Yasmine Chouaki
RFI / INA

Andreas Staikos
« J’ai commencé à traduire pour conserver mon grec. »
Extrait de : Carnet nomade / Vivre, c'est traduire ?
Productrice : Colette Fellous
16/05/2003
France Culture / INA

Agnès Desarthe
« J’avais mal partout. »
Extrait de : Avoir raison avec
Productrice : Geneviève Brisac
14/08/2017
France Culture / INA

Georges-Arthur Goldschmidt
« Je ne voulais pas traduire. »
Extrait de : Idées
Producteur : Benoît Ruelle
15/02/2004
RFI / INA

Bernard Hoepffner
« Je suis un manuel, je ne suis pas un intello. »
Extrait de : Eclectik
Productrice : Rebecca Manzoni
21/09/2008
France Inter / INA

Séquence « Traduction automatique » :
Extrait de : Connaissance de l'homme / Étude scientifique du langage , 31 : Les machines à traduire
22/08/1962
INA

Séquence Elmar Tophoven :
Extrait de : Atelier de création radiophonique / Une pesée de mots
Producteur : Jean-Loup Rivière
Enregistrement d’Elmar Tophoven : Kaye Mortley
31/01/1982
France Culture / INA
cité par la suite comme : ACR / Une pesée de mots / 1982

  • « Traduire est la meilleure façon de lire un texte » (Italo Calvino)

Jacques Derrida
ouvrant les 15e Assises de la traduction littéraire, et prononçant l’allocution qui sera publiée ensuite sous le titre « Qu’est-ce qu’une traduction relevante ? » :
Extrait de : Staccato / La traduction dans tous ses états
16/11/1998
France Culture / INA

Guy Regis Junior
lisant un extrait de sa traduction de Proust en créole
Extrait de : En sol majeur
Productrice : Yasmine Chouaki
08/09/2013
RFI / INA

Guy Regis Junior
« Je voulais absolument lire ce texte et en être pétri. »
Extrait de : En sol majeur
Productrice : Yasmine Chouaki
08/09/2013
RFI / INA
France Culture / INA

Bernard Hoepffner
« Nous, on lit chaque virgule. »
Extrait de : Eclectik
Productrice : Rebecca Manzoni
21/09/2008
France Inter / INA

Tiphaine Samoyault
« La traduction, c’est une lecture tellement proche, tellement physique… »
Extrait de : Le rendez-vous / Arthur Nauzyciel, Tiphaine Samoyault
Producteur : Laurent Goumarre
06/01/2014
France Culture / INA

Séquence « Traduction automatique » :
Extrait de : Le risque de traduire
Producteurs : Andrée Appercelle, Georges Kassai
02/06/1967
France Culture / INA

Séquence Elmar Tophoven :
Le bon plaisir Nathalie Sarraute / 1985

  • Le traducteur : celui qui s’efface ou celui qui impose sa voix ?L’exemple d’Armand Robin

Philippe Jaccottet
« Armand Robin, dans ses traductions, c’est vraiment son langage à lui qui s’impose. »
Extrait de : Affinités électives
Productrice : Francesca Isidori
17/04/2008
France Culture / INA

Extrait d’une émission produite par Armand Robin
Extrait de : Poésie sans passeport / Poésie Néerlandaise
25/01/1953
INA

Antoine Berman
« Il y a ceux qui lui reprochent d’être trop littéral et ceux au contraire qui lui reprochent d’être trop libre. »
Extrait de : Les chemins de la connaissance / Armand Robin, anarchiste de la grâce : 3e partie
Producteur : Roger Dadoun
04/10/1989
France Culture / INA

Séquence « Traduction automatique » :
Extrait de : Les après-midi de France Culture
18/03/1977
France Culture / INA

Séquence Elmar Tophoven :
jaloux – eifersüchtig
Le bon plaisir Nathalie Sarraute / 1985

  • Fidélité ou interprétation ?

Efim Etkind
« Les belles sont infidèles de différentes manières. »
Extrait de : Le risque de traduire
Producteurs : Andrée Appercelle, Georges Kassai
02/06/1967
France Culture / INA

Maurice Pons
« …trouver une équivalence en français aux délires verbaux de Norman Mailer… »
Extrait de : Grand angle / Les traducteurs en filigrane
Producteurs : Françoise Estebe, André Marcowicz
26/03/1996
France Culture / INA

Jacques Lacarrière
« …l’interprétation avec ce qu’elle a d’arbitraire et d’essentiel, comme en musique… »
Extrait de : Lettres ouvertes / Magazine littéraire
Producteurs : Roger Vrigny, Eveline Schlumberger, Christian Giudicelli, Jean Paul Horn, Patrick Besson, Martine Cadieu
02/04/1986
France Culture / INA

Séquence « Traduction automatique » :
e – a – u, water
Extrait de : Futura / La Parole synthétique
30/11/1980
France Inter

Séquence Elmar Tophoven :
sie sinkt – sie singt
ACR / Une pesée de mots / 1982

  • Traduire les voix

Georges Perec, en anglais, avec traduction
« On m’a demandé d’explorer la potentialité de la voix humaine. »
Extrait d’un entretien enregistré par Kaye Mortley en 1982 avec Georges Perec, en anglais, et diffusé dans l’émission : Les passagers de la nuit / Vendredi hors série # 27 - Perec in English : What a Man !
Producteur : Thomas Baumgartner
06/05/2011
France Culture / INA

Georges Dutter
« Dans un bon sous-titre, on doit tenter de restituer aussi la saveur du film original. »
Extrait de : Nuits magnétiques / Passer dans la langue de l'autre : traduction, migration
26/05/1993
France Culture / INA

Olivier Le Lay
Berlin Alexanderplatz, un livre mégaphone
Extrait de : Surpris par la nuit / Alfred Döblin Platz : Peinture et ciseaux
Producteurs : Christine Lecerf, Alain Veinstein
06/05/2009
France Culture / INA

Séquence « Traduction automatique » :
Extrait de : Science frictions / La traduction automatique
Producteur : Michel Alberganti
07/06/2003
France Culture / INA

Séquence Elmar Tophoven :
stocksteif – versteinert
ACR / Une pesée de mots / 1982

  • Traduire Freud, Sartre,…

Janine Altounian
« En tant qu’écrivain, Freud a un rapport très ludique à la langue. »
Extrait de : For intérieur / Janine Altounian, traductrice, essayiste
Producteur : Olivier Germain Thomas
29/01/2010
France Culture / INA

Jorge Luis Borges
« Chaque langue est une façon de sentir le monde. »
Extrait de : Entretiens avec / Jorge Luis Borges, 3e partie
Producteur : Jean Daive
15/03/1978
France Culture / INA

Bernard Hoepffner
« Chaque fois que je traduis « blue », je sens que je fais un faux-sens. »
Extrait de : Eclectik
Productrice : Rebecca Manzoni
21/09/2008
France Inter / INA

Vincent von Wroblewsky
Pourquoi est-ce si délicat de traduire Sartre en allemand ?
Extrait de : À voix nue : grands entretiens d'hier et d'aujourd'hui / Vincent von Wroblewsky : 2e partie
Producteur : Dominique Treilhou
24/04/2007
France Culture / INA

Jean-Louis de Rambures
« Il y a des moments où tout d’un coup on passe du passé simple à l’imparfait. »
Extrait de : Du jour au lendemain / Paul Nizon pour son livre L'année de l'amour
Producteur : Alain Veinstein
03/05/1986
France Culture / INA

Jean Pierre Lefebvre
« Quand quelqu’un se coule dans le moule de la syntaxe française, il désorganise complètement le suivi de la pensée d’un penseur allemand. »
Extrait de : Du jour au lendemain
Producteur : Alain Veinstein
20/12/1995
France Culture / INA

Séquence « Traduction automatique » :
ich zeige meine Fähigkeit zwanzig Sprachen sprechen
Extrait de : LSD, la série documentaire / Mon jumeau, le robot : 4e et dernière partie
Productrice : Perrine Kervran
04/05/2017
France Culture / INA

Séquence Elmar Tophoven :
weiter – los – weiter
ACR / Une pesée de mots / 1982

  • Retraduire

Adrienne Monnier
les modifications apportées par Valery Larbaud à la traduction d’Auguste Morel
Extrait de : Pour un club des traducteurs / Ulysse de James Joyce , 4
Producteur : Jacques Dombasle
06/07/1948
RDF / RTF / INA

Hélène Cixous
« L’ancienne traduction d’Ulysse date, incroyablement. »
Extrait de : Du jour au lendemain
Producteur : Alain Veinstein
17/06/2004
France Culture / INA

Boris Vian
« La traduction de 1893 s’éloignait quand même de très loin du texte suédois. »
Extrait de : Boris Vian : sa traduction de Mademoiselle Julie de Strindberg
Journaliste : Michel Polac
07/12/1952
RDF / RTF / INA

Henri Meschonnic
« L’histoire du traduire n’est pas séparable de l’histoire de la rationalité interculturelle. »
Extrait de : À voix nue : grands entretiens d'hier et d'aujourd'hui / Henri Meschonnic : 3e partie
Producteur : Antoine Spire
22/05/1991
France Culture / INA

Séquence « Traduction automatique » :
Extrait de : L'esprit d'initiative / Le premier livre traduit par une intelligence artificielle
Producteur : Emmanuel Moreau,
19/10/2018
France Inter / INA

Séquence Elmar Tophoven :
noter ce qui se passe en traduisant
Le bon plaisir Nathalie Sarraute / 1985

  • Traduire, ça donne à penser

George Steiner
« Nous sommes tous des traducteurs lorsque nous nous parlons l’un à l’autre. »
Extrait de : Le carrefour des Français
12/12/1978
France Culture / INA

Barbara Cassin
« Dans ce Dictionnaire des intraduisibles, ce sont les notes en bas de page qui sont devenues du plein texte. »
Extrait de : La conversation scientifique / Que veut dire traduire ?
Producteur : Etienne Klein
11/03/2017
France Culture / INA

Georges-Arthur Goldschmidt
« Si on arrivait à repérer ce qu’une langue ne traduit pas, on aurait une espèce de portrait fantastique, en creux, de la langue. »
Extrait de : Tire ta langue / Allemand-français vice-versa
Producteur : Antoine Perraud
02/03/2004
France Culture / INA

Remerciements à :
Geraldine Poels, responsable de la valorisation scientifique des archives, INA
Estelle Caron, responsable du département Documentation, INA
Cécile Mégie, directrice de RFI
Vanadis Feuille, responsable de la documentation de RFI
Christian Mondion, DTSI RFI
Pascal Lebeurier, INA, et tous les collègues documentalistes de RFI et de l’INA

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.